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Des économies de 200 000$ par année

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 13 février 2009 à 11:09
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Des économies de 200 000$ par année
L'année passée, un ajustement de la sensibilité du lecteur a été nécessaire pour assurer un bon fonctionnement de la carte à puce Opus.
La carte à puce Opus
Des économies de 200 000$ par année
La mise en place de la carte à puce Opus venant remplacer le laissez-passer mensuel sur support papier et les billets devrait permettre d'économiser 200 000$ par année, selon le porte-parole du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Claude Lévesque.
Les usagers du RTC ne sont pas tous encore au même diapason, bien que les lecteurs de cartes à puce soient installés dans les 546 autobus depuis juin 2008.

Les aînés emboîteront le pas avec la carte Opus en avril prochain. Les étudiants seront les derniers à passer à la nouvelle technologie au mois d'août. «On y va par étape pour ne pas faire la même chose que Montréal, où ils ont tout fait fonctionner en même temps. Ça a créé des bouchons. La carte à puce est un nouveau produit, et on veut s'assurer de la qualité du service», explique le porte-parole du RTC.

La transformation du laissez-passer papier au laissez-passer informatisé comporte plusieurs avantages. «L'impression des laissez-passer en cartons est très dispendieuse, c'est comme si on imprimait de l'argent. C'est à la fin du processus qu'on va vraiment savoir (les économies). Au début 2010, on va arrêter l'impression des billets», précise M. Lévesque.

Cette carte informatisée permet aux usagers du transport en commun de la recharger, au besoin, dans l'un des 235 points de vente. «Ça va nous éviter du transport, parce qu'on est responsable de la distribution des billets et des laissez-passer mensuels sur support papier», explique M. Lévesque.

Le RTC vise d'autres objectifs par la mise en place de la carte à puce. La fraude, estimée à 5% des passages, est rendue presque impossible avec la carte à puce. Sa polyvalence est un autre avantage. Les villes de Québec, Montréal, Longueuil et Laval se sont regroupées pour implanter ce nouveau système. L'usager peut ainsi voyager d'un endroit à l'autre avec la même carte, après avoir acheté des titres de transport en commun de la ville qu'il visite.
Tarification des heures creuses
Le RTC envisage différentes stratégies pour rentabiliser son offre de services. «On aimerait augmenter l'achalandage pendant les heures creuses, c'est-à-dire entre 10h et 15h. Il n'y a pas de tarification moindre pour le moment. On vient de demander une étude par une firme externe pour revoir notre tarification à l'automne prochain», détaille le porte-parole du RTC. Il est aussi question d'une possible augmentation des trajets express.
Des distributrices à carte à puce occasionnelle (CPO) pourraient prochainement s'installer au cœur de la ville. «En 2010, on va lancer une CPO. Il faut vérifier la rentabilité des distributrices. On doit analyser le lieu, l'entretien, le vandalisme potentiel. Est-ce que ce sera chez nos revendeurs réguliers? Ce sont tous des points qui doivent être mis à l'étude.»

Rappelons que la compagnie parisienne Oberthur a décroché le contrat d'impression des cartes. Quant à la firme française ACS, elle a mis en place la technologie.

Ce projet nécessite un investissement de 9 M$; de ce montant, le RTC doit verser 1,4 M$; les gouvernements fédéral et provincial complètent le financement.

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