Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Souverainistes et Obama

Article mis en ligne le 14 février 2009 à 0:10
Lisez les 3 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Souverainistes et Obama
Paralyser le présent avec les événements du passé, est-ce ça le mouvement souverainiste québécois? Le mouvement souverainiste québécois analyse depuis toujours le présent à l'aide de sa mémoire sélective du passé. C’est tristement connu. Il canalise l’héritage collectif d’une certaine colère à l’égard de l’étranger, du Canadien anglais ou pire encore, du conquérant british. Prenez seulement les Britanniques, ils seront ad vitam aeternam des ennemis héréditaires. Aujourd’hui, malgré une certaine propagande ou solidarité artistique, syndicaliste, ou encore journalistique, il peuple sa solitude d’images du passé, sans réelle connaissance de l’évolution de l’identité québécoise.

Tous les événements favorables à sa cause sont comme un baume à sa détresse ; un électrochoc lui remémorant une lointaine utilité sociale. Pourtant, ce mouvement politique n’est plus capable d’innovation et de pouvoir d’agir. Prenons uniquement un exemple : l’élection du Président américain Barak Obama a été suivie d’un réflexe de récupération souverainiste. C’est convenu, il ne peut comprendre l’aujourd’hui et y voir une force sociale d’innovation sans la tourner vers lui-même. Il ramène toujours tout à sa cause, au détriment de la logique ou de la raison.

Au-delà des faux-semblants souverainistes, Obama ne pourra jamais être une inspiration pour ce mouvement. Obama rassemble le peuple américain; les souverainistes divisent le Québec. Obama appelle à la responsabilisation des Américains; ils maternalisent les Québécois. Obama veut travailler pour la paix et traverser les conflits du passé; ils maintiennent toujours vivants leurs conflits du passé. Obama tend la main; et ils ont le poing fermé. Au lieu de récupérer l’Obamania à leur profit et de nous forcer à respirer leur souveraineté aux émanations âcres et fétides, ils devraient plutôt « renaître sur une autre forme » et réfléchir sur : l’unité des Québécois, comment responsabiliser ces derniers, éviter le maternalisme crasse, et surtout, comment vivre le présent, panser les plaies du passé et s’ouvrir à la postmodernité. Ont-ils, cependant, les aptitudes requises?

Malheureusement, c’est bien plus un mouvement politique enchaîné à des schèmes de pensées archaïques que tourné vers le monde et prêt à travailler avec les autres — comme le souhaitait, pourtant, René Lévesque. Le mouvement souverainiste est devenu un anachronisme. Il est un frein au changement social et il est condamné à l’inanité dans une société qui a changé. La réalité politique, sociale et culturelle à laquelle vivent les Québécois rattrapera un jour ce mouvement pour le jeter ensuite dans le gouffre des idées périmées.

S’il veut s’inscrire dans le 21e siècle, ce mouvement devra un jour quitter sa pop-nationaliste enfantine et choisir la douloureuse, mais nécessaire, transition vers la maturité. Malheureusement, il tire encore avantage de sa posture d’éternel insatisfait et refuse ainsi d’adhérer au monde des « grandes personnes ». Serait-il synonyme d’immobilisme en s’opiniâtrant à ne pas s’engager dans le chenal menant à la vie adulte ? En ce moment, il s’acharne tel un mourant niant sa fatalité. Les médias de masse lui permettent de se maintenir en vie, mais trop souvent, tel qu’il arrive devant le refus de voir une personne mourir, ils s’acharnent, sur et avec lui, en espérant des jours de rémission et de guérison qu’est, malgré tout, ce grand corps malade et mourant.

Pour conclure, tout peuple vit d’espérance. Elle seule peut dynamiser une société et enfanter des projets. Les souverainistes ont jadis récupéré cette espérance dans une seule et unique idée, mais leurs assises étaient narcissiques. Leur espérance de former un pays s’est transformée et matérialisée contre les autres ; toujours dans l’attente d’un faux pas de leurs ennemis politiques ou héréditaires. Les souverainistes se leurrent d’espérances trompeuses devant, pourtant, un peuple aspirant à débloquer le Québec et briser l’hégémonie souverainiste. Peut-on alors libérer l’espérance des griffes souverainistes pour qu’elle renaisse ici et là au Québec, et ce, sans souillure politique?
Emmanuel B. Tremblay, Québec

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


MONTREALENFRANCAIS

Commentaire mis en ligne le 15 février 2009
M. Sarkosy, si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
Merci à l'avance!

CENTRE-VILLE DE MONTREAL
====================================
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
Déjà un millier d'infractions possibles à la loi 101!

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html

Emmanuel B.

Commentaire mis en ligne le 13 février 2009
M. Bollard,
vous avez très bien compris mon message. Pour ma part, le PQ n'a plus le dynamisme de Lévesque. Parizeau et cie ont tout détruit avec les années et sans oublier Falardeau...

Guillaume Bollard

Commentaire mis en ligne le 13 février 2009
Au-delà de la rancune, nous avons, Monsieur, des idées qui, loin de diviser le Québec, lui permettrait de s'épanouir d'avantage. Une décentralisation du pouvoir qui laisserait à chaque région le soin de s'occuper de ses affaires, ce serait pas souhaitable, ça? Et la préservation de notre culture? Une "grande personne" sait s'occuper de ses affaires; nous ne le pouvons pas sous la tutelle d'Ottawa. Au fond, vous ne dénigrez pas le souverainisme. Vous en dénigrez les défauts, et en cela je vous respecte.

Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non