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Sans papier ni crayon ni système téléphonique

Dossier fusion/défusion 3/4

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 10 février 2009 à 19:02
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Sans papier ni crayon ni système téléphonique
Marcel Corriveau et Émile Loranger
Sans papier ni crayon ni système téléphonique
Dossier fusion/défusion 3/4
Lorsqu’ils regardent dans le rétroviseur, les deux maires se souviennent surtout du retour à la case départ le 1er janvier 2006. Sans exagérer disent-ils, tout était à recommencer.
«Je calcule que ça relève presque du miracle que nous ayons passé à travers tout ça, raconte Émile Loranger. Et je ne parle pas seulement de l’agglomération. Nous avons pris une ville sans papier ni crayon ni téléphone le 1er janvier 2006. Six mois après, nous étions opérationnels. C’est comme si nous n’étions jamais disparus.»

Au sein de la population, cet épisode a sans doute passé comme le vent, mais ce fut loin d’être le cas pour ceux qui avaient le nez dedans. Une véritable course folle de plusieurs heures de travail par jour.

«On voulait vraiment. Il y a eu une intensité extraordinaire entre les gens. Ç’a permis de cimenter les employés. Les gens étaient fiers. Ça va rester dans les murs pendant 20 ans.»

Son de cloche identique du côté de Marcel Corriveau à Saint-Augustin : il fallait tout refaire.

«Lorsque nous sommes rentrés ici, nous n’avions plus de système téléphonique, l’ameublement était parti dans plusieurs bureaux, nous n’avions plus d’ordinateur, la fibre optique était coupée. Il fallait quand même repartir la Ville le 1er janvier 2006»

Reformer une fonction publique devenait aussi une nécessité. La caisse était à sec ou presque puisqu’il restait 250 000$ de l’ancienne municipalité. Certains employés, dont l’ancien directeur général, ont travaillé pendant les fêtes, même le 25 décembre et le 1er janvier, question de préparer le redémarrage.

«C’était colossal comme tâche et le délai était court. L’élection avait eu lieu en novembre. Il n’y avait rien d’organisé. Le comité de transition avait l’air de penser qu’on ne passerait pas à travers. Ce n’était pas aussi préparé qu’à Montréal.»

«Aujourd’hui, je peux dire que ça va bien. On a réussi à se construire une belle fonction publique, une belle mentalité. Les gens sont fiers.»

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