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«J’en faisais une affaire personnelle» - Émile Loranger

Dossier fusion/défusion 1/4

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 10 février 2009 à 19:06
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«J’en faisais une affaire personnelle» - Émile Loranger
Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, affirme avoir mis 80% de son énergie dans le dossier de l’agglomération et la gestion du budget. (Photo Nicolas Bégin)
«J’en faisais une affaire personnelle» - Émile Loranger
Dossier fusion/défusion 1/4
Quatre ans après la reconstitution de la Ville de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger vient de conclure, après entente à l’agglomération, le plus grand défi de sa carrière dans le monde municipal. Épilogue qui vient en quelque sorte enterrer le souvenir de l’épineux dossier fusion/défusion et de ses tomes, pense le maire.
«De façon théorique et rhétorique, c’est toujours possible, mais si on parle du dossier des fusions forcées par rapport à la défusion et ceux qui ont l’idée de refusionner à court terme, je pense que ce dossier-là est fermé.»

En juin 2004, 67,1% des participants au référendum ont voté en faveur de la reconstitution de la Ville de L’Ancienne-Lorette à compter du 1er janvier 2006. Questionné à savoir si la fusion/défusion avait divisé la population, Émile Loranger répond à la négative, chiffres à l’appui.

«En 2005, on a pu évaluer que de 35% à 45% des électeurs n’avaient jamais connu L’Ancienne-Lorette ville. Ils n’avaient connu que Québec. Donc, à ces gens-là on leur a enlevé leur ville pour reprendre la nôtre.»

La signature de l’entente à l’agglomération s’avérait cependant cruciale pour la survie financière de L’Ancienne-Lorette reconstituée, a indiqué le maire à plusieurs reprises.

En 2008, il avait prévu 7,8 M$ dans son budget pour la quote-part, même si la facture se chiffrait à 11,2 M$.

Sans accord, les taxes auraient grimpé d’environ 600$ en 2009, informe Émile Loranger. Ç’aurait été sans contredit un dur choc pour les Lorettains, plutôt habitués au gel.

Se qualifiant d’abord d’administrateur de ville, le maire refusait d’envisager un revers à l’agglomération, c’est-à-dire échouer dans la tentative d’arriver à une entente satisfaisante pour L’Ancienne-Lorette.

«Je me disais que si je gagnais, les gens me feraient une haie d’honneur. Si je perdais, ils me feraient un bras d’honneur. Il fallait que je gagne puisque 80% de mes énergies ont passé sur ce dossier, au moins. Ça et la gestion du budget, ce furent mes deux gros dossiers.»

«Honnêtement, en partant, cet argent nous était dû. Ne pas avoir été capable d’aller le chercher, je me serais trouvé incompétent. J’en faisais une affaire personnelle. C’est mon défaut en politique. Les gros dossiers, j’en fais des affaires personnelles.»

Vivant le même scénario, les maires de Saint-Augustin et de L’Ancienne-Lorette ont fait route commune dans cette longue aventure. Ainsi, Marcel Corriveau et Émile Loranger ont pu se remonter le moral lors des jours plus gris.

«Ce dont je suis personnellement convaincu, c’est que nous avions l’inconvénient d’être seulement deux petites villes et nous avions l’immense avantage d’être seulement deux petites villes.»

À deux municipalités dans la même situation, il faut attendre longtemps avant d’être entendu, explique-t-il. D’un autre côté, l’ajout d’un troisième joueur aurait changé l’aspect financier de la négociation, et probablement ralenti un processus déjà long et ardu.

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