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Ils l'ont l'affaire les «Amaricains»

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 7 février 2009 à 8:06
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Ils l'ont l'affaire les «Amaricains»
La présentation du XLIIIe Super Bowl de la Ligue nationale de football a prouvé une fois de plus qu'Elvis Gratton a tout vrai lorsqu'il lance à qui veut bien l'entendre sa célèbre phrase «Ils l'ont l'affaire les Amaricains!»
C'est en effet tout un spectacle qu'a offert le réseau NBC aux millions de téléspectateurs rivés à leur écran de téléviseur, dimanche dernier. Avec en tête de liste un des meilleurs descripteurs de l'histoire du sport en Al Michaels, qu'elle a su entourer d'experts et d'anciens joueurs qui ont vécu «la game» en John Madden, Jerome Bettis et Tiki Barber, la chaîne nationale américaine a livré bien plus qu'une simple retransmission : ce fut une célébration du sport.

Parfois en direct d'un studio aménagé dans les gradins, parfois sur les lignes de côté, les différents intervenants ont fait vivre aux amateurs chacun des moments précédant la rencontre tant attendue.

Tout au long de l'après-midi, entrevues, reportages et faits saillants de la saison régulière se sont succédé à un rythme effréné, laissant aux spectateurs à peine quelques minutes pour reprendre leur souffle. Sans compter les clins d'œil, ceux qui donnent une couleur unique au rendez-vous télévisuel annuel. Des prestations scéniques, mais aussi des entretiens avec des personnalités du monde du spectacle qui, à défaut de connaître toutes les stratégies, apportaient un regard extérieur et contribuaient au party. Même le président Barack Obama était de la partie.

Et que dire du match ultime, qui a offert aux inconditionnels et aux néophytes du ballon ovale un spectacle de tous les instants, rendu avec une qualité telle qu'on avait souvent l'impression d'être à l'intérieur même du Raymond James Stadium de Tampa, exception faite que la bière issue du frigo de la maisonnée ne coûtait pas 12 $ le verre.

Pendant ce temps, le Réseau des sports faisait figure d'enfant pauvre en nous proposant en direct de son studio de Montréal, une retransmission honnête, mais sans plus, du plus gros événement sportif de la planète. Sans rien enlever à Denis Casavant et Pierre Vercheval, qui font un travail plus que remarquable avec les moyens mis à leur disposition, notre version québécoise du Super Bowl n'avait rien à voir avec celle de nos amis du sud…

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