Fermeture des églises
La levée de l'excommunication des évêques intégristes ordonnés sans mandat pontifical par Mgr Marcel Lefebvre en 1988 n'est-elle pas encore un fort bel exemple de politicaillerie ecclésiastique en faveur de la frange conservatrice catholique? Une frange bénéficiant tout particulièrement de la «sollicitude paternelle» du pape!
Sur le plan diocésain, la politicaillerie ecclésiastique peut exister également quand, par exemple, des évêques décident de nommer des curés dans le but de fermer des paroisses, de fermer des églises. Des hommes de Dieu deviennent ainsi des hommes de main! De telles nominations ont déja eu lieu et peuvent encore avoir lieu.
La décision toute récente de la ville de Québec accordant un octroi de 2,2 M$ à l'église Saint-Michel de Sillery pour des travaux de réfection pourrait-elle inspirer d’autres décisions monétaires favorisant également d'autres églises possédant des biens patrimoniaux importants dont l'église Saint-Charles Garnier de Sillery? Dans une politique de sauvegarde du patrimoine religieux, des soutiens financiers provenant, entre autres, des autorités civiles pourraient peut-être empêcher d’autres fermetures d’églises paroissiales ailleurs au Québec...
Jean-Charles Castilloux, Québec