Alain Loubier se dit étonné de la précipitation du maire Labeaume.
Alain Loubier étonné de la précipitation du maire Labeaume
Étude de pertinence et de rentabilité pour un TGV Québec-Windsor
Chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec, Alain Loubier se dit étonné de voir à quelle vitesse le maire a commandé une étude de pertinence et de rentabilité pour un TGV Québec-Windsor. Au coût de 200 000$, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) tentera de répondre aux questions de Régis Labeaume.
«Sans même obtenir le consentement du conseil municipal où les élus s’évertuent à gérer rigoureusement les fonds publics, Régis Labeaume sort le carnet de chèques des contribuables pour retenir les services de la SNCF, alors que les gouvernements de Québec et d’Ottawa financent déjà des études sur le sujet.»
M. Loubier reproche à son vis-à-vis d’improviser dans ce dossier. «Il aurait au moins pu exiger de la SNCF qu’elle établisse un partenariat avec une firme de Québec afin de réaliser un transfert d’expertise et surtout, assurer la création d’emplois de qualité dans la région.»
Le chef de l’opposition officielle se demande pourquoi la Ville de Québec sera la seule à payer la note. En effet, toutes les villes où passerait le TGV profiteront de l’étude. Il serait alors pertinent de partager les coûts, pense-t-il.
«Et en raison du large consensus qui existe déjà autour du projet, quel argument supplémentaire le maire souhaite-t-il obtenir d’une telle étude et qui veut-il convaincre?»
Surpris, Alain Loubier l’est encore plus lorsqu’il repense à la formation récente d’un comité de 24 personnes, lesquelles doivent se pencher sur la question du transport à Québec. On s’en doute, le chef de l’opposition entend poser plusieurs questions à Régis Labeaume.
Le conseiller de Limoilou s’inquiète de voir le maire dépenser l’argent des contribuables en période de grisaille économique. Il propose plutôt d’investir des sous dans des projets pour améliorer la qualité de vie des citoyens.
«Le maire dépense plus de 500 000$ pour faire fonctionner son comité et le voilà maintenant prêt à engager 200 000$ sans appel d’offres pour une étude supplémentaire faite par la société française.»