Boni à la défusion.
Jamais l’entente d’agglomération n’aurait été signée avec Québec, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin, si les fonds publics de la province n’avaient pas compensé les pertes subies par la Ville de Québec. C’est un autre bonus gouvernemental à la défusion. Il aura fallu des dizaines de millions pour permettre aux villes d’agglomération d’absorber le choc.
«C’est impensable pour nous d’augmenter les taxes de 600$ comme ça», affirme Émile Loranger. En mettant de l’argent sur la table, le gouvernement nous a probablement épargné, d’importants frais de cour.
La première année où la Ville de L’Ancienne-Lorette a été reconstituée, un emprunt de 2 M$ a été autorisé par le gouvernement pour éviter un premier fiasco, empêchant ainsi une augmentation immédiate de taxes de plus de 25%.
Il ne faut pas penser que M. Loranger est le sauveur de L’Ancienne-Lorette, mais plutôt celui qui a été sauvé du fiasco financier de la Ville, par les impôts de tous les contribuables de la province de Québec. Monsieur le maire, lui-même, reconnaît que L’Ancienne-Lorette n’aurait pas pu survivre sans cette généreuse contribution. Ce qui prouve que sans cette opération de «sauvetage» gouvernemental, la défusion était un très mauvais choix.
Michel Lacroix et Robert Thiboutot, L’Ancienne-Lorette