Duceppe ou Gilles-la-gaffe
Le Bloc arbore un oeil au beurre noir signé Ignatieff. Ce Duceppe a le don des initiatives aussi malheureuses qu’immatures. Quand on a la fleur de lys tatouée sur le cœur et qu’on voit son porteur de flambeau à Ottawa pactiser avec Dion, le parrain de la loi sur la clarté, j’en perds mon latin. Qui plus est, dans l’entente signée, on ne parlait que de gros dollars, sans aucune reconnaissance ni allusion à la reconnaissance officielle du Québec comme nation. Là, j’en perds mon calme (aucune allusion aux Plaines d’Abraham). Claude Charron pouvait bien se tenir la tête des deux mains en entrevue en constatant l’insouciance de Duceppe lors de la naissance de cette coalition génétiquement et politiquement morte-née. N’est-ce pas ce même Duceppe qui, sans même en aviser son caucus, avait quitté la direction du Bloc pour devenir chef du Parti québécois et, comme une girouette, avait changé d’avis quelques heures plus tard? Quelle dignité! Quel homme d’état! Et le voilà qui crie à la trahison de la part des libéraux, lui qui s’est moqué de son caucus et ensuite de ses électeurs, lesquels ne le croyaient pas capable d’un tel baiser de Judas envers leurs profondes convictions.
Le fils de l’illustre Mon oncle Antoine subira-t-il très bientôt le même sort qu’a réservé le général de Gaulle au maréchal Pétain?
Robert Martel, Québec