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Jean Pelletier : un bénévole qui a gravi les échelons jusqu'à la direction du Carnaval

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 2 février 2009 à 7:45
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Jean Pelletier : un bénévole qui a gravi les échelons jusqu'à la direction du Carnaval
Jean Pelletier est passé de bénévole à d.g. du Carnaval.
Jean Pelletier : un bénévole qui a gravi les échelons jusqu'à la direction du Carnaval
Ça y est, nous sommes en plein Carnaval! Cette semaine et pour les deux prochaines rencontres, je vous présenterai des personnalités qui œuvrent ou participent à la fête hivernale de Québec. À cet égard, j'ai revu récemment le directeur général du Carnaval, Jean Pelletier. Un vrai passionné qui s'active depuis plus de 30 ans au sein de cette organisation.
Québec Hebdo - Comment a commencé cette belle aventure?
Jean Pelletier - «À l’automne 1978, je suis engagé aux ateliers du Carnaval, comme manœuvre. Donc, je travaille sur à peu près tous les projets, palais du Bonhomme, défilés, ateliers et autres activités. À l’automne 1979, j’entre comme bénévole au duché de Montcalm. En 1983, j’accède à la présidence du Duché de Montcalm et c’est en 1985 que j’occupe la fonction de président du comité de la bougie. En 1987, je suis élu au conseil d’administration et à l’exécutif du Carnaval. Finalement, c’est en 1992 que j’accède à la présidence.»
QH - À quel moment êtes-vous devenu permanent au Carnaval?
JP - «C’est en 1995 que je reçois un appel du Carnaval, alors qu’on m’offre le poste de directeur à la commandite. C’est alors une période difficile au Carnaval. L’organisation est en sérieuse réflexion et doit se repositionner. L’année suivante, on me propose également de prendre en main le financement et toutes ses activités, déjeuners des chefs d’entreprises, campagne condo-soleil, effigie, bougie et toutes les autres campagnes de souscription. Par la suite, je deviens adjoint au directeur général de l’époque, Luc Fournier. Quand celui-ci quitte en 2001, on me recommande pour occuper ce poste.»
QH - En 30 ans, qu’est-ce qui a été le plus marquant pour toi?
JP - «Ce que je retiens encore aujourd’hui, c’est la présence des bénévoles. Je remarque toujours cet esprit de la fête et cet intérêt pour que ça réussisse. Notre travail, c’est d’avoir du plaisir à amuser les gens. Un récent sondage indique que les gens apprécient l’accueil des Québécois et nos bénévoles y sont pour beaucoup. Ce qui a évolué aussi beaucoup, c’est le comportement social. À une certaine époque, il y avait beaucoup d’alcool au Carnaval. Maintenant, le comportement a vraiment changé. On a fait un retour vers la famille et on s’amuse plus sainement. Dans un autre ordre d’idée, j’ai été témoin du départ des duchesses. J’ai aussi vécu la disparition de la rue Sainte-Thérèse et bien d’autres événements. Les choses évoluent, mais ce qui est important, c’est que le Carnaval demeure et la population continue de participer.»
QH - Les vieux locaux de la rue Joly sont-ils toujours suffisants?
JP - «Vous savez, l’organisation du Carnaval réalise la grande fête annuelle avec ses propres employés et bénévoles et dans ses propres locaux. Mais, il est important de mentionner que nous travaillons sur beaucoup d’autres projets à longueur d'année. Que ce soit pour réaliser des projets pour des commerces ou encore apporter notre aide et notre soutien aux autres festivals et événements majeurs dans la région et même à l’extérieur. Alors, dans un souci de rentabilisation et de regroupement, nous allons bientôt construire au même endroit où nous sommes actuellement de nouveaux ateliers et un nouveau centre administratif. Nous maintiendrons donc nos emplois et allons en créer d’autres. En plus de nos bureaux, nous compterons sur un entrepôt de 30 000 pieds carrés. Cela se traduira par une augmentation de notre capacité de production.»
QH - Si vous n’aviez qu’une activité à vivre au Carnaval, quelle serait-elle?
JP - «Toutes nos activités sont extraordinaires! Mais, pour répondre à votre question, je privilégierais un des deux défilés de nuit. C’est une occasion unique d’aller vivre en famille l’atmosphère de fête et de voir le talent des artistes de Québec qui ont créé et qui participent au défilé. C’est une chose dont je suis très fier que le Carnaval contribue à mettre en valeurs le talent de chez nous!»
QH - Après 55 ans d’existence, près de 900 000 visiteurs annuellement, dont 52 % sont de la région de Québec, et des retombés de plus de 40 M$, on doit lever notre chapeau à cette organisation et à ses dirigeants qui nous offrent la plus belle fête d’hiver au monde.
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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