Toponymie encore baffouée
On ne respecte pas toujours les règles dans la toponymie de Québec. On a déjà fait part des fausses appellations qui tiennent lieu de Petite Rue Champlain et de Cap aux Diamants. Le spectacle du Red Bull a révélé une nouvelle dérive : rue de Claire-Fontaine.
Un entrefilet publié dans un quotidien de Québec le 24 janvier 2009 précisait : «fermeture de la portion de la Grande Allée comprise entre le cours du Général…et la rue d'Artigny… le détour se fera par la rue de Claire-Fontaine…»
D'où vient l'expression «claire fontaine»? Aurait-on affaire à une dame nommée Claire Fontaine? Non. Mais il est vrai qu'on entendait dans le passé : rue Claire-Fontaine. Le présentoir électronique de la ville donne le renseignement suivant : ««au 17e siècle, Abraham Martin possède une terre qui recouvre le cœur … de l'actuel quartier de Saint-Jean-Baptiste. Tout à côté de sa maison jaillit une fontaine vive et abondante qui donnera son nom à la terre de Martin : la claire fontaine…»
Pourquoi a-t-on négligé l'article qui s'impose. On aurait pu suivre l'exemple d'autres odonymes : rue de la Chasse-Galerie, côte de la Citadelle, boulevard de la Colline ou rue de la Haie. Dans ces derniers cas, on n'a pas osé se contenter de «rue de Chasse-Galerie» ou de «côte de Citadelle»…
On peut espérer que la ville corrigera cette anomalie.
Gaston Bernier, président de l'Association pour le soutien et l'usage de la langue française - ASULF