Seulement 7% des entreprises québécoises vendent leurs produits en ligne. (Photo Luc Fournier)
Des fuites de capitaux importantes sur le net
Le tiers de l’argent dépensé en ligne par les Québécois s’en va à l’étranger
En conférence ce matin, différents acteurs qui gravitent dans l’univers du commerce électronique ont dévoilé des statistiques sur la consommation en ligne des Québécois. Parmi les résultats de sondages effectués dans les derniers mois, on constate que plus du tiers des ventes en ligne est effectué sur des sites web de l’extérieur du Canada.
C’est qu’il semble difficile de développer le commerce électronique au Québec. Les garanties demandées par les institutions financières sont parfois exorbitantes. Le président d’IXmédia, Carl-Frédéric De Celles, a d’ailleurs donné l’exemple d’une entreprise spécialisée dans les petits bijoux qui désirait vendre par le biais d’Internet. L’entreprise s’est donc tournée vers son institution financière, qui lui demanda 25 000$ en garantie. Difficile à absorber pour une petite entreprise qui vend des colliers à une dizaine de dollars.
Il faut donc aider les entreprises québécoises à développer ce marché. Le président de la boite de communication VDL2, Philippe Le Roux, parle d’ailleurs d’un «retard critique». Actuellement, c’est 7% des entreprises québécoises qui vendent leurs produits sur le web.
Des indices qui en disent long
Cela fait maintenant près de deux ans que le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), étudie les habitudes des Québécois en ce qui a trait aux achats en ligne. À tous les mois depuis le printemps 2007, 1000 Québécois sont joints par téléphone pour répondre à différentes questions sur les achats en lignes. On veut savoir, d’abord, s’ils achètent sur Internet, le montant de ces achats, la teneur des achats et la proportion de leurs achats qui sont effectués sur des sites étrangers.
Il faut dire que de façon générale, la proportion d’utilisateurs d’Internet a considérablement augmentée, passant de 42%, en 2000, à 72% en 2008, soit 4,3 M d’internautes adultes. De ce nombre, 60% reçoit Internet à haute vitesse.
Les hommes sont plus nombreux que les femmes à acheter en ligne, mais tous deux n’achètent pas les mêmes choses. Alors que l’homme axe ses achats sur le matériel électronique et informatique, les femmes achètent plutôt des vêtements et divers accessoires de mode.
Pour le mois qui se termine, on devrait constater un ralentissement comparativement à décembre. Comme tous les ans, les achats des fêtes font de décembre le mois le plus actif en ce qui concerne les achats en ligne.
Statistiques sur les achats en ligne
Achats annuels des Québécois : 3,5 G$
Dépense mensuelle moyenne de ces acheteurs : 314$
Proportion des Québécois qui achètent sur le web : 16%
Michel J. Grenier
Commentaire mis en ligne le 27 janvier 2009En 1998, alors que nous faisions des tests de vente sur Internet, nous avions des commandes de 150 000$ par cartes de crédit, en quelques semaines seulement.
Nous transigeons en fonds américains et notre banque ne représentait que Visa. Visa nous a même laissé savoir que nous étions son premier client en fonds US au Canada.
Nous avons dû refuser 75 000$ de commandes et les mettre à la poubelle, puisque les clients payaient avec MC, AMEX et autres.
De plus, notre banque nous a demandé une garantie de 20 000$ minimum, puis 6 mois de ventes en garantie.
Impossible de croître dans de telles conditions !
Nous avons fermé tous nos comptes de banque au Canada et nous sommes tournés vers la Californie.
Nous avons trouvé Kagi.com, puis PayPal.com, que nous utilisons maintenant en exclusivité.
Adieu Canada !
Voilà !