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Recul du taux d'inoccupation des logements locatifs au Québec

Article mis en ligne le 10 janvier 2009 à 13:30
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Recul du taux d'inoccupation des logements locatifs au Québec
Selon les résultats de l’Enquête de l’automne 2008 sur les logements locatifs, menée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation dans les centres urbains a reculé en octobre au Québec. Il a atteint 2,2 % en 2008, contre 2,6 % en 2007.
«Bien que le recul global soit représentatif de la situation observée dans la majorité des grands centres, environ la moitié des centres urbains ont présenté des hausses du taux d’inoccupation. De façon générale, une demande soutenue (découlant de la progression de l’emploi et du bilan migratoire) s’est heurtée à une offre stagnante de logements locatifs. Cela dit, dans la grande majorité des cas, les changements, qu’il s’agisse d’augmentations ou de diminutions, étaient inférieurs à 1 point de pourcentage», affirme Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL pour le Québec.

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, le taux d’inoccupation a diminué de 0,5 point de pourcentage par rapport à octobre 2007, pour s’établir à 2,4 % en octobre 2008. La forte augmentation du solde migratoire, la croissance de l’emploi chez les jeunes et la construction modérée de logements locatifs sont les principaux facteurs qui ont contribué au resserrement du marché. La variation estimative des loyers entre octobre 2007 et octobre 2008 s’est chiffrée en moyenne à 2,1 % dans les immeubles existants.

Le marché locatif de la région de Québec a lui aussi continué de se resserrer. Le taux d’inoccupation est passé de 1,2 % en 2007, à 0,6 % en 2008. Alors qu’un marché du travail favorable stimulait la demande de logements locatifs, l’offre de tels logements s’est accrue beaucoup moins rapidement cette année. Dans la RMR, le loyer moyen des logements de deux chambres a augmenté de 2 % entre les enquêtes d’octobre 2007 et d’octobre 2008.
Ailleurs en province
Le taux d’inoccupation dans la RMR d’Ottawa-Gatineau (partie québécoise) est passé de 2,9 % en octobre 2007 à 1,9 % au même mois en 2008. Cette deuxième baisse d’affilée du taux d’inoccupation s’inscrit dans la foulée d’un bilan migratoire positif, lequel découle d’un accroissement continu des emplois dans la région. Malgré le resserrement du marché locatif, l’augmentation du loyer moyen des appartements entre 2007 et 2008 a été inférieure à l’inflation; elle s’est limitée à 1 %.
Dans la RMR de Sherbrooke, le taux d’inoccupation des appartements locatifs a connu une autre hausse. Après avoir progressé de 1,2 point de pourcentage en 2007 pour atteindre 2,4 %, il a continué d’augmenter et s’est établi à 2,8 % en 2008. L’accroissement du taux d’inoccupation dans la RMR de Sherbrooke en 2008 est le résultat d’une modération de la demande, et non pas d’une stabilité de l’offre.

Le marché locatif s’est légèrement détendu dans la RMR de Trois-Rivières, grâce aux nombreuses mises en chantier de logements destinés à une clientèle locative. En effet, le taux d’inoccupation a atteint 1,7 % en octobre 2008, comparativement à 1,5 % un an plus tôt. Toutefois, la demande est demeurée vive, en raison d’un fort bilan migratoire. La variation estimative du loyer moyen des appartements de deux chambres à coucher s’est établie à 3,0 %.

Dans la RMR de Saguenay, le taux d'inoccupation s'est chiffré à 1,6 % en octobre 2008, contre 2,8 % en octobre 2007. La hausse du solde migratoire de la RMR et la faible croissance de l’offre sont les principaux facteurs ayant contribué au resserrement du marché. Le loyer moyen des logements de deux chambres situés dans des immeubles existants a augmenté de 1,5 % entre l’enquête d'octobre 2007 et celle d'octobre 2008.

Les résultats étaient variés dans les agglomérations de taille moyenne (comptant de 10 000 à 49 999 habitants). Parmi les marchés les plus serrés se trouvent ceux de Saint-Hyacinthe, où le taux d’inoccupation a reculé (1,2 %, contre 2,3 % en 2007), de Granby (1,7 %), qui a affiché une stabilité, et de Saint-Jean-sur-Richelieu (1,9 %), où le taux d’inoccupation a diminué d’un point comparativement à l’automne 2007. La proportion de logements inoccupés est plus élevée à Drummondville (3,5 %) ainsi qu’à Shawinigan (5,4 %).
Situation des loyers
En moyenne, les loyers au Québec ont progressé d’environ 2,1 % depuis 2007. La variation estimative des loyers oscillait entre 1 % et 3 % dans les RMR. Selon l’indicateur d’abordabilité de la SCHL, les grands marchés locatifs du Québec seraient toujours les plus abordables du pays. L’indice était en hausse (indication d’une abordabilité croissante) dans les RMR de Montréal, Québec et Gatineau, alors que les régions de Saguenay et de Sherbrooke ont enregistré des reculs.
Selon les résultats de l’Enquête sur le marché locatif secondaire, 9,4 % des copropriétés situées dans la RMR de Montréal étaient offertes en location en octobre 2008, tandis que la proportion se chiffrait à plus de 8,4 % dans la RMR de Québec. À l’instar du marché traditionnel, ce marché serait également plus serré en 2008, puisque le taux d’inoccupation de ce type de logements a diminué : il est passé de 3,8 % à 3,2 % dans la région de Montréal et de 2,4 % à 1,3 % dans la région de Québec. Rappelons qu’en chiffres absolus, ce segment occupe une place marginale dans le marché locatif global.

* (Source : Société canadienne d'hypothèques et de logement - SCHL)

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