Le projet de TGV pour Québec est plus que jamais sur les rails, selon le président de la Chambre de commerce de Québec, Christian Goulet. (Photo archives Québec Hebdo)
Un TGV à Québec : mythe ou réalité?
Après 25 ans de tergiversations, le projet de train à grande vitesse qui relie Québec à Windsor pourrait avoir toutes les apparences d’un vœu pieux. Pour le président de la Chambre de commerce de Québec, Christian Goulet, le projet est tout sauf utopique.
Celui qui a fait du TGV son cheval de batail pour la durée de son mandat prévoit d’ailleurs que de nouveaux éléments vont venir appuyer le projet en cours d’année. «Avant le printemps, il va y avoir des mouvements dans ce sens-là», a-t-il indiqué au QUÉBEC HEBDO. D’autres développements sont prévus pour le début de l’automne. Comme quoi le projet est encore très vivant.
Christian Goulet parle d’ailleurs du TGV comme d’un «projet de société». Il a aussi affirmé que les gens qui longent le corridor Québec-Windsor ont déjà été approchés et les décideurs semblent enthousiastes face à un tel investissement. D’ailleurs, à Windsor, la volonté et les plans sont les mêmes, le bout des rails projetés se situant à Québec.
L’instabilité politique, par les temps qui courent, nuit toutefois à l’avancement du projet, selon le président de la Chambre de commerce de Québec.
D’autres ont aussi soulevé la possibilité que des lobbys dans le secteur de l’aviation aient fait pression sur les autorités politiques, dans les années 90, pour ne pas prendre en considération le projet, de peur qu’un TGV nuise à l’industrie du transport aérien.