Le secteur de l'énergie devra embaucher en masse pour pallier la retraite de ses travailleurs.
Des besoins en main-d’œuvre qui se font sentir dans plusieurs secteurs
100 000 emplois à pourvoir d’ici 2015 dans le secteur de l’énergie
Au-delà des craintes actuelles vis-à-vis le marché du travail, craintes alimentées par la récession, un autre spectre plane sur le Québec. La pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs précis pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur le développement des entreprises de chez nous.
C’est que la crise économique actuelle est passagère. Dans un an peut-être, cet épisode pourrait appartenir au passé. Le manque de travailleurs spécialisés s’étendra quant à lui à moyen et long terme.
Selon Patricia Richard, directrice générale des contenus chez Jobboom, «il faut dépasser les réflexes de court terme et les commentaires alarmistes. Cela a marqué la récession des années 90 et a conduit à des baisses dramatiques d’inscriptions dans les programmes reliés à des secteurs alors en difficulté. Quand ces secteurs entrent dans un cycle de reprise alors que les travailleurs et les étudiants les ont boudés pendant plusieurs années, la situation est problématique».
Plusieurs secteurs touchés
Dans le seul secteur de l’énergie, 100 000 emplois seront à pourvoir d’ici 2015, étant donné la multiplication des grands projets et la mise à la retraite de milliers de travailleurs dans les années à venir.
Le transport routier goutera aussi à cette pénurie, puisque les travailleurs de ce domaine ont en moyenne 55 ans. On estime à 30 000 nouveaux travailleurs qui devront intégrer l’industrie du transport d’ici cinq ans, principalement des conducteurs et des mécaniciens.
Même l’industrie minière, dont le renouvellement de la main-d’œuvre est presque nul, sera en déficit de 2 600 travailleurs dans les prochaines années.
D’autres secteurs d’activités pourront avoir besoin de renfort dans les prochaines années : l’aérospatiale, les assurances, la biotechnologie, la construction, l’informatique, et la santé, où on estime que le besoin annuel sera de 4 100 infirmières dans les centres hospitaliers québécois.