Depuis maintenant plus de 30 ans, les citoyens qui résident aux abords de l'autoroute Laurentienne espèrent qu'on prenne les mesures nécessaires pour atténuer le bruit engendré par les automobiles y circulant.
Mesures d'atténuation du bruit encore une fois demandées
Résidents des abords de l'autoroute Laurentienne
Un groupe de citoyens des rues avoisinantes l'autoroute Laurentienne dans le district Jean-Talon à Charlesbourg a une nouvelle fois demandé lors du dernier conseil municipal de la Ville de Québec de l'année 2008 de prendre les mesures nécessaires pour atténuer le bruit engendré par les automobiles y circulant, un dossier qui défraie périodiquement l'actualité depuis les 30 dernières années.
C'est une intervention de Marie-Claude Rioux, une résidente de la rue Trudelle, qui a relancé le sempiternel débat d'éventuelles mesures d'atténuation de bruit. Deux analyses spécialisées sur le bruit aux abords de l'autoroute Laurentienne ont été effectuées en 1988 et en 2007. La deuxième analyse a même été payée conjointement par la Ville et le ministère des Transports.
Comme les normes de bruit dépassent le seuil acceptable de 55 décibels, Mme Rioux s'est demandé pourquoi Québec n'agissait toujours pas dans ce dossier d'autant plus que le ministère des Transports du Québec est toujours prêt à assumer la moitié des coûts de construction des mesures d'atténuation de bruit à cet endroit.
Pourtant, une somme de 2,2 M$ avait été prévue dans le plan triennal d'immobilisations (PTI) pour les années 2006, 2007 et 2008 par la Ville de Québec pour faire en sorte d'atténuer le bruit dans ce secteur.
«On a retiré ce montant en octobre 2007, lequel ne s'est pas également retrouvé dans le PTI 2007, 2008 et 2009, a indiqué Marie-Claude Rioux. Au fil des ans, plusieurs résidents du secteur ont participé activement à ce dossier sans pour autant qu'on en arrive à un règlement. Qui plus est, la résolution de ce problème a fait l'objet de nombreuses promesses électorales de la part des politiciens sans pour autant qu'on réussisse à régler le problème une fois pour toutes.»
Le conseiller du secteur Jean-Talon, Gilles Marcotte, déplore lui aussi le fait que des mesures d'atténuation du bruit potentielles aient disparu du PTI des années 2009-2010-2011.
«On me dit à la Ville qu'il en coûterait 50 M$ pour effectuer des travaux semblables sur l'ensemble du territoire dont une somme de 9 M$ pour le seul secteur Charlesbourg, précise le conseiller. On pourrait les réaliser en les échelonnant sur une période de 10 ans. J'ai l'impression que tous les intervenants mêlés de près au dossier attendent ce que feront les autres avant de réagir. La ville devrait prendre le dossier en main car les citoyens de ce secteur ont droit d'avoir une bonne qualité de vie. Comme je dis souvent à la blague, ces gens n'ont pas un droit acquis sur le bruit de l'autoroute Laurentienne.»