Régis Labeaume veut investir dans les infrastructures et appuyer la tenue de grands événements à Québec.
Projets majeurs dans la mire des maires de la région
Pendant que le maire Régis Labeaume souhaite investir dans les infrastructures à Québec en 2009, Marcel Corriveau mise sur l’aménagement du poste Anne-Hébert à Saint-Augustin, et Émile Loranger amorcera à la construction d’un complexe multisports à L’Ancienne-Lorette.
En novembre dernier, Régis Labeaume a présenté un programme triennal d’immobilisations (PTI) 2009-2010-2011 de 1,8 G$, soit 335 M$ de plus par rapport à l’exercice précédent. La Ville de Québec entend investir 573,7 M$ en 2009, 680,3 M$ en 2010 et 533,6 M$ en 2011.
«La première raison, c’est que c’est très générateur de bénéfices connexes et on investit dans quelque chose dont on a besoin, expliquait-il dernièrement à Québec Hebdo. Ce sont des investissements dans des équipements à long terme. De toute façon, à Québec, on en avait besoin. On l’aurait fait quand même. C’est que là, en même temps on a décidé de les faire.»
Lors d’un dîner devant des membres de la Chambre de commerce de Québec à la mi-décembre, le maire affirmait avoir un plan audacieux pour remettre la ville à neuf en 15 ans. «Notre plan est très clair, insiste-t-il. On sait exactement où on s’en va.»
Au moment de présenter son budget 2009, il a aussi annoncé la création d’un Fonds des grands événements, coffre dans lequel on retrouve 8,5 M$. Louangé d’une part pour cette idée, critiqué de l’autre pour l’importance du montant, Régis Labeaume pense pouvoir stimuler l’économie de cette façon.
«Ce qui va être touché en premier, c’est le tourisme, mentionne-t-il. Admettons que l’économie d’ici va bien, c’est le cas à Québec actuellement. Le tourisme dépend des gens de l’extérieur. Il peut y avoir une baisse économique quelque part, ce n’est pas de ta faute, mais ta business dépend des gens de l’extérieur. Et ça, il ne fallait pas que ça baisse. C’est quand même au total du monde à Québec.»
«C’est une mesure de stimulation économique, et en même temps, il ne fallait pas qu’il y ait un creux, que la vague casse, c’aurait été terrible de se comporte comme ça. On sait qu’au niveau touristique, ça va avoir un gros impact.»
Saint-Augustin
À elle seule, la Ville de Saint-Augustin investira 18 M$ sur son territoire au cours de la prochaine année. De ce montant, 8 M$ proviennent de subventions ou de taxes de secteur. Au tableau des grands projets, il serait difficile de passer à côté de la construction du poste Anne-Hébert dans le parc industriel, d’une somme de 40 M$. Hydro-Québec le reliera à une éventuelle ligne de transport d’électricité 315 kV (25 M$).
La Ville fera en plus l’acquisition du Pavillon central du Collège Saint-Augustin au coût de 3,2 M$. Elle se donne six ans pour payer et puisera l’argent à même son budget d’exploitation. Le maire Marcel Corriveau parle aussi la réfection du Complexe municipal, investissement de 2,4 M$. «On le remet à niveau, y compris le garage municipal» explique l’élu.
Nouvelle isolation, installation d’un mur solaire et aménagement d’un système de chauffage au gaz naturel font partie de travaux, en plus du rajeunissement de la salle communautaire. La Ville veut notamment diminuer la facture d’énergie. Elle récupérera d’ailleurs son investissement en huit ans.
La présente année devrait aussi marquer le début des travaux préliminaires pour l’installation d’un réseau d’égout et d’aqueduc sur le versant nord du lac Saint-Augustin. Ce chantier important de 5 M$ coûtera environ 500 000 $ à la Ville, après réception d’une subvention (66 % du coût du projet) et l’arrivée d’une taxe de secteur. Enfin, une nouvelle Maison des jeunes et une Maison des générations devraient faire partie des réalisations municipales en 2009.
L’Ancienne-Lorette
Du côté de L’Ancienne-Lorette, un projet majeur retient l’attention cette année, soit la construction du complexe sportif multidisciplinaire. À lui seul, il représente un investissement de 17,5 M$. L’ouverture des portes doit se faire quelque part à l’automne 2010. Ajoutons aussi l’arrivée d’un supermarché Metro tout neuf, à quelques pas de l’ancien garage municipal, à proximité de celui de Place Notre-Dame.
«Le terrain est décontaminé, nous n’avons plus de contrainte à cet égard, indique Émile Loranger. On a eu les plans de Metro et les travaux devraient commencer dès que Dame Nature permettra de creuser.» Le maire réitère son intention de développer à long terme le secteur situé à proximité du nouveau garage municipal.