Le maire Régis Labeaume donne raison à la population dans le dossier du déneigement des trottoirs. (Photo Archives)
La Ville souffle les 27 km de trottoirs non déneigés
À l’unanimité, les élus du conseil municipal de Québec ont adopté la proposition du maire Régis Labeaume au sujet du déneigement des trottoirs. Dès ce matin, les cols bleus souffleront les 27 km de trottoirs litigieux, résultat de la politique de déneigement.
Ainsi, la Ville déneigera 1079 km de trottoir. Y compris les huit kilomètres dans Limoilou et les huit autres dans La Cité, secteurs au nombre des victimes de la politique. Idem dans Laurentien, Charlesbourg et Sainte-Foy–Sillery.
«On retourne au temps des fusions plus 42 km», mentionne le maire Régis Labeaume. En effet, la Ville déneigeait 1037 km avant la première politique de 2006. L’ajout s’explique entre autres par l’arrivée de nouvelles rues.
Bien entendu, l’adoption de cette proposition représente des coûts additionnels. On parle d’environ 450 000$ : 330 000$ déneiger les 27 km de trottoirs et 120 000$ pour disposer de la neige.
«Dans la grande histoire de Québec, si on fait un historique de plusieurs années, il n’y aura jamais eu autant de trottoir déblayés, affirme Régis Labeaume. On a écouté la population, on l’a entendue. Dans le fond les gens ont raison et c’est réglé.»
«Hiver égale plainte et hiver égale désagrément, croit-il. Au fond, je pense que je suis comme tout le monde à Québec, j’aime l’hiver, mais seulement pour la neige sur les pentes de ski. C’est à peu près ce que j’aimerais comme hiver. Les problèmes de glace et tous les autres n’ont pas commencé mars ni en 2006. C’est pour ça qu’on a fait tout ce travail (plan de trois ans), c’est pour les régler.»
S’il a souvent été question de déneigement des trottoirs au cours des derniers jours, le cœur du problème touche la glace et du même coup le sel et le sable, pense le maire Labeaume.
Quatre mois
Heureux de voir le dossier des trottoirs être réglé, le chef de l’opposition a pour sa part qualifié la politique de déneigement «d’improvisée» et de «mal ficelée». Ce dernier dénonce au passage les coûts supplémentaires engendrés.
«Ce qui me peine, c’est qu’il a fallu quatre mois pour que le maire réalise ça, déplore Alain Loubier. Il en aura fallu des appels, des plaintes, des lettres, des pétitions et des courriels pour qu’il se rende à l’évidence. Et ce n’est pas parce qu’il n’avait pas été averti.»
Membres du comité neige, Carole Bégin-Giroux et Francine Bouchard, toutes deux du RMQ, ont pourtant sonné des cloches lors des réunions, indique M. Loubier.
«Elles ont mis en garde le comité contre certaines mesures qui étaient proposées alléguant que ces mesures-là allaient représenter une baisse significative des services aux citoyens et que les citoyens n’en seraient pas heureux.»
Il faut maintenant voir plus loin et s’attaquer à d’autres problèmes reliés au déneigement, ajoute-t-il.
«Au conseil municipal nous sommes 38 au total, 22 élus qui l’automne dernier ont voté pour la politique de déneigement, rétorque le vice-président du comité exécutif et président du comité neige, François Picard. Nous ne sommes peut-être pas tous cinglés d’avoir voté pour.»
Répartition des 27 km à déneiger :
- La Cité : 8 km
- Sainte-Foy–Sillery : 4 km
- Charlesbourg : 5 km
- Limoilou : 8 km
- Laurentien : 2 km