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La démocratie municipale… fantaisie ou besoin?

Article mis en ligne le 10 janvier 2009 à 8:25
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La démocratie municipale… fantaisie ou besoin?
Il y a quelques années, le gouvernement du Québec adopta une loi favorisant la mise en place de partis politiques au niveau municipal qui permettait de financer ces nouvelles instances avec les fonds publics. Ce fut alors considéré comme une petite révolution dans le monde municipal.

Tannés de l’administration en place dans l’ancienne ville de Charlesbourg, je me suis associé à un groupe de citoyens désireux de changer les choses et nous avons fondé le premier parti municipal charlesbourgeois.

Pendant des mois, nous avons mené une campagne et nous avons développé une solidarité et une participation qui démontrait la force d’une grande équipe et la qualité des moyens, des expériences personnelles et des enthousiasmes collectifs.

Comme de fait, ce parti a tout balayé sur notre passage et a remporté une victoire éclatante avec une majorité qui pouvait faire peur puisque l’opposition n’existait plus. Nous avons fêté sous le signe du renouveau. La nouvelle équipe s’est mise sans tarder au travail pour amorcer la réalisation des promesses électorales mises de l’avant.

Après que le Caucus élargi ait débuté ses séances de réflexion, je finis par découvrir que les élus, le maire en particulier, laissaient savoir sans pudeur, qu’ils se félicitaient d’avoir gagné cette élection grâce à leurs talents et à leurs actions personnels et que le parti ainsi que les bénévoles n’avaient été que de petits instruments nécessaires mais sans grande importance.

Graduellement, la grande solidarité se détériora et on remit en question la notion de caucus élargi. Je fais d’une longue histoire, une description courte, car, je devins alors indépendant en conservant mon appui indéfectible à mon conseiller de quartier jusqu’à aujourd’hui.

Cette longue introduction m’amène à signaler la nouvelle à l’effet que Jean-Marie Laliberté, président de l’arrondissement de Charlesbourg et président par intérim de l'Action civique a décidé de siéger à la Ville de Québec à titre d'indépendant depuis le 1er janvier dernier.

Je ne connais pas les raisons intimes qui ont amené M. Laliberté à agir ainsi mais, j’en soupçonne les fondements. C’est ici que ma longue introduction prend toute sa signification.

La démocratie en général doit prendre ses assises dans la participation des citoyens. Pas seulement dans le renouvellement d’une carte de membre annuelle avec un léger déboursé et pas seulement dans une séance unique d’information par année mais par la mise en place d’une dynamique permanente dans laquelle les citoyens côtoient régulièrement leurs élus, les conseillent, les rabrouent, les encouragent et font équipe avec eux.

Je suis indépendant, mon conseiller de quartier est désormais indépendant mais cela ne veut absolument pas dire que nous sommes incapables de prendre position, ni de faire avancer des idées ou des projets novateurs. Au contraire, dans le contexte actuel, cela laisse les mains libres et la possibilité d’appuyer quiconque recherchant le bien de la communauté.

Pour ma part, j’ai appuyé ouvertement le présent maire qui est un indépendant, car la désaffection populaire que je sentais dans les partis existants ne me disait rien de bon.

Oui, la démocratie municipale est indispensable pourvu que l’on accepte que son véritable moteur est la participation active des citoyens de façon régulière et continue.

Longue vie à la démocratie participative lorsqu’elle peut survivre dans les conditions nécessaires…!
Raymond Bornais, district des Monts à Charlesbourg

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 17 janvier 2009
A t'on réellement besoin de partis politiques municipaux surtout quand on peut voter pour le maire et pour le conseiller qui nous représentent.

Au municipal nous n'avons pas besoin de structures empruntée des paliers supérieurs pour exercer notre démocratie. On devrait au contraire, s'inspirer du municipal pour pouvoir voter en même temps pour notre député et pour le Premier Ministre.

Les partis politiques municipaux sont de trop et ne servent qu'à amasser des fonds pour payer l'élection et ainsi avaliser les élus qui se doivent d'être reconnaissant de tant de générosité de la part des vautours qui gravitent autour d'eux. Il est connu que toutes les firmes de professionnels participent à des cocktails pour remplir les coffres des partis et ainsi être en mesure d'être du bon bord. Tout parti sérieux recoit ainsi les faveurs des mêmes personnes qui saupoudrent à tous les rateliers. J'ai été agent officiel d'un parti municipal, je peux vous affirmer que tel est le cas.

Mais comment un conseiller peut être fidèle à ses électeurs et à son parti en même temps quand on fait appel à la solidarité partisane même quand ca ne fait pas l'affaire de ses commettants? Ca devient un dilemne constant.

Un conseiller indépendant n'a pas un tel examen de conscience à faire à chaque vote. Il pense seulement en fonction de ses électeurs et au bien collectif. Plusieurs l'ont compris car nous avons à la table du conseil plus d'indépendants que d'élus sous la même bannière. D'ailleurs outre le RMQ dogmatique, l'ACQ disparaitra du paysage avant l'élection de 2009 et le parti de Bellemare végète...

Le maire songe à présenter un parti tout en étant contre les partis. La quadrature du cercle qu'il tente de résoudre pour faire payer ses dépenses électorales par les bureaux de professionnels et tout ce qui gravite autour de la mairie en recherche de contrats payants. Puis les gens qui seront élus sous son étiquette est autant de chèque en blanc au maire qui s'il est majoritaire sera seul à tout décider.

Pensez à des indépendants qui ne seront pas alimenter par cette manne contraignante de $$$ avec un ascenceur derrière et qui sauront se lever quand le maire erre pour lui rappeler qu'il n'est pas seul autour de la table du conseil et que chaque dossier va au mérite. Oui c'est le talon d'Achille des partis, l'indépendance des conseillers...


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