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Autopsie d'un congé occupé

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 5 janvier 2009 à 11:00
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Autopsie d'un congé occupé
C'est fait! Un autre temps des fêtes de passé. Finis les réunions familiales obligées, les maux de tête matinaux, les reprises de ciné-cadeau, les salons trop petits en raison des sapins trop gros, les réfrigérateurs engorgés, la vaisselle sale, les bottes plein l'entrée et les yeux cernés. Soit, les derniers jours auront permis à plusieurs de se ressourcer tandis que d'autres, moins habiles avec le «décrochage», auront fait quelques heures supplémentaires, que ce soit devant l'écran de leur ordinateur ou simplement entre leurs deux oreilles. Étant membre à part entière du second groupe, je propose un petit retour sur quelques sujets qui ont retenu mon attention.
Les Karma ont cassé la baraque
Gordon Graham et sa bande sont plus que jamais de retour sur la planète rock 'n' roll! Véritables prophètes de folie musicale, les Karma Kameleons l'ont prouvé soir après soir au Cabaret du Capitole de Québec, où ils ont semé le délire à grands coups de pantalons de cuir et de cheveux crêpés. L'une après l'autre, ils ont retrouvé leurs chansons, celles-là mêmes qu'ils avaient composées avant de disparaître mystérieusement le 28 novembre 1981 au cours du test de son précédent leur spectacle au Madison Square Garden de New York. Bref, les Karma Kameleons ne sont rien de moins que des bêtes de scène, perruques en prime. Souhaitons qu'ils ne disparaissent plus jamais!
Le grand départ
Les attentes étaient grandes pour le film Le grand départ. Signée Claude Meunier, l'œuvre laissait présager de belles choses… mais une fois de plus, la bande-annonce s'est avérée trompeuse.
Sans être un mauvais film, disons que ce qui devait s'avérer un grand cru laisse plutôt un goût amer en bouche. Le retour de la «clique», composée de Rémi Girard, Guylaine Tremblay, Diane Lavallée, Marc Messier et Claude Meunier, donne l'impression d'assister à un remake de La Petite Vie, blagues en moins. Le propos est pour sa part, malheureusement, de l'ordre du déjà-vu. À défaut de vous arracher un sourire, ce long-métrage vous arrachera, dépendamment de la salle et du moment de la journée, entre 7,50 $ et 12,50 $.
Un Bye Bye décevant
Chaque année, le traditionnel Bye Bye réunit devant le téléviseur des centaines de milliers de spectateurs. Avec en tête le couple Véronique Cloutier-Louis Morissette, l'édition 2008 fut, à mon avis, un affront au peuple québécois qui vit à l'extérieur du 450.
Des sketches faciles, des textes écrits en vitesse sur des napperons de restaurants et des costumes et des maquillages ratés ont fait du rendez-vous annuel un «facilement oubliable».

La faible allusion au 400e (Il ne se passera rien de bon à Québec au cours des 400 prochaines années), le numéro tout ce qu'il y a de plus ridicule sur Patrick Roy et sa famille (en voilà un à qui les Montréalais ne pardonneront jamais d'avoir investi à Québec plutôt que dans la métropole) et le clin d'œil aux adversaires de Maxime Bernier qui donnait l'impression que les Beaucerons sont des attardés ne faisaient aucun doute sur le mépris d'un peuple face à ceux et celles qui pensent autrement.

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