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Budget encore reporté à L’Ancienne-Lorette

La Ville fonctionnera temporairement avec l’exercice 2008

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 29 décembre 2008 à 16:37
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Budget encore reporté à L’Ancienne-Lorette
Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a lui-même proposé la réadoption du budget 2008.
Budget encore reporté à L’Ancienne-Lorette
La Ville fonctionnera temporairement avec l’exercice 2008
Faute d’une entente signée entre Saint-Augustin, L’Ancienne-Lorette et Québec au sujet du fonctionnement de l’agglomération, le maire Émile Loranger reporte à nouveau l’adoption de son budget 2009. En attendant, à l’unanimité les élus ont réadopté intégralement l’exercice 2008, au montant de 17,9 M$.
Son confrère de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, prétendait pourtant le contraire à la fin de la séance tenue mardi dernier. Il affirmait à ce moment avoir reçu une confirmation verbale du sous-ministre adjoint aux Affaires municipales, Marc Croteau, à l’effet que la Ville de Québec signerait.

«J’ai eu le même téléphone de Marc Croteau pour me dire que le maire de Québec a fait savoir qu’il avait l’intention de signer l’entente, explique Émile Loranger. On se rappellera que pour le maire Labeaume et pour ceux de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin, un maire ça parle, ça peut même dire n’importe quoi si ça veut, mais ça ne veut rien dire tant que ce n’est pas passé en résolution au conseil.»

«Au moment où on se parle, ladite entente n’est pas signée, contrairement à ce qui a pu paraître dans les médias. Est-ce qu’elle le sera? Peut-être que oui, peut-être que non. Dans les circonstances, L’Ancienne-Lorette n’adoptera pas de deuxième budget déficitaire au plan de la quote-part à payer à l’agglomération.»

Rappelons-le, l’année dernière, l’ensemble des élus avaient adopté un exercice dans lequel la Ville prévoyait payer 7,8 M$ en quote-part. La facture se chiffrait pourtant à 11,2 M$.

«Je n’ai jamais caché que la prévision que nous avons faite au budget 2008 était l’ordre de 3 M$ inférieure à la facture que nous avons reçue. La situation ne s’améliore pas pour 2009 (hausse de plus de 700 000$), à moins qu’il y ait signature de l’entente.»

La Ville doit cependant enregistrer des revenus dès le 1er janvier prochain pour faire face à ses obligations. Il en va de l’intérêt collectif, pense le maire.

«Deux options s’offrent à nous. La première est de ne pas adopter de budget. Légalement ça pourrait se défendre, mais au-delà de l’aspect légal, il y a l’intérêt des contribuables. Une telle façon de faire oblige à ce moment la Ville à reconduire le budget 2008 mois par mois, ce qui ne représente pas vraiment un problème. Le problème est au niveau des revenus puisque à ce moment, la Ville ne peut pas émettre de compte de taxes.»

Après discussion avec les membres de la Commission permanente des finances, le maire Loranger a proposé la réadoption intégrale du budget 2008. «Nous sommes dans une situation spéciale. C’est évident qu’il va se passer quelque chose au niveau de l’agglomération, dans un sens ou dans l’autre dans les prochains mois. Il y aura donc à ce moment-là lieu d’apporter un budget de correction.»

Appelé à commenter cette réadoption du budget 2008, Daniel Dupuis, conseiller de l'opposition, comprend qu’il y a entente, mais pas encore d’entente formelle entre les trois villes. En d’autres mots, aucune résolution encore adoptée au conseil municipal.

«Le budget 2008 n’était pas diable meilleur que celui-ci (2009), mais au moins, en comparaison à 2007, on prévoyait les dépenses d’immobilisations, commente-t-il. Pour l’instant, ce que je comprends, c’est qu’on ne fait que reporter une décision. Si les chiffres ne sont pas tout à fait connus, on n’a pas exactement le montant qui sera retiré à l’agglomération, c’est peut-être mieux de le reporter et de faire un budget prévu. Si le maire décide d’attendre que ce soit signé pour être certain, ce n’est pas si mal.»

«Mais je n’ai pas d’information à la Ville alors je la prends où je peux, ajoute-t-il. Quand j’entends les maires dire qu'on a une entente, quand je lis dans le journal que tout est réglé, d’accord la résolution n’est pas passée au conseil de municipal, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y pas d’entente.»
Immobilisations 2009-2010-2011
En moins d’une minute, Émile Loranger a aussi réglé la question du programme triennal d’immobilisations (PTI), chose inutile a-t-il fait savoir à plusieurs reprises. Il prévoit néanmoins 2,5 M$ en 2009, 1,5 M$ en 2010 et pareil montant en 2011.
«Encore une fois, il n’y a aucune explication», dénonce un des conseillers de l’opposition, Christian Thériault.

«Encore une fois, je le répète, un programme triennal d’immobilisations, pour moi, ça ne veut rien dire», rétorque le maire.

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