La fierté du maire de Québec a un prix
Le maire Labeaume se dit fier d’avoir respecté sa promesse électorale de limiter les hausses de taxes à l’augmentation du coût de la vie. Cette promesse demeure virtuelle pour une grande partie des contribuables de Québec, dont l’augmentation, en 2009, dépassera le taux d’inflation de 2,3 %, se situant entre 2,60 % et 7,36 %. Par ailleurs, l’année 2009 s’annonce particulièrement difficile. Pour la population, ce deuxième budget Labeaume signifiera aussi une diminution des services de proximité. La mauvaise politique de déneigement en est l’illustration.
Dans ce contexte, il est indécent que les taxes foncières du secteur résidentiel servent à financer les 8,5 M$ du nouveau Fonds des grands événements. Ne serait-il pas plus équitable que ce Fonds soit financé par les premiers bénéficiaires des retombées touristiques qu’il générera, soit les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce et de l’industrie. M. Labeaume manquerait-t-il de courage politique devant ses pairs du milieu des affaires qui rejettent catégoriquement le principe même d’une taxe spéciale?
Les contribuables du secteur résidentiel font déjà largement leur part en contribuant annuellement, par la taxe foncière, au financement des grands événements existants, au financement de la promotion économique et touristique de la ville ainsi qu’à son développement économique et culturel. La fierté de M. Labeaume a un prix pour les contribuables : plus de taxes et moins de services. Le maire devrait cesser de faire le coq.
Luciano Dorotea, Québec