Un gouvernement fédéral fort et stable pour le Québec
Notre pays affronte l’une des plus sévères crises économiques depuis la Grande Dépression. En cette période des Fêtes où l’on s’apprête à célébrer en famille, de nombreux Canadiens sont inquiets au sujet de leur emploi, leur revenu et leurs épargnes. Il est donc absolument essentiel que les gouvernements travaillent en collaboration pour trouver des mesures efficaces afin de relancer notre économie.
Lors des dernières élections fédérales, la population a réélu notre gouvernement avec un mandat renforcé. Les électeurs et les électrices ont fait confiance à notre plan économique pour traverser cette crise. Nous avons déjà pris une série de mesures pour contrer le ralentissement économique. Nous avons réduit considérablement les taxes et les impôts des contribuables et des entreprises. Une famille moyenne économise plus de trois mille dollars depuis notre entrée en fonction en janvier 2006. D’autres importantes réductions d’impôt seront en vigueur dans quelques semaines. Nous avons aussi doublé les dépenses en infrastructures ce qui va créer des milliers d’emplois au Québec. Nous avons injecté d’importantes sommes d’argent dans le secteur financier pour assurer du crédit aux consommateurs et aux entreprises. Nous avons augmenté notre aide et accru nos mesures d’encouragement pour les secteurs manufacturier, forestier et autres. Nous aidons les personnes âgées qui dépendent des Fonds enregistrés de revenu de retraite et nous protégeons leurs régimes de pensions. Nous mettons en oeuvre le Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile et on fait preuve de diligence raisonnable en ce qui a trait à toute nouvelle demande d’aide de l’industrie automobile. Nous mettons aussi en œuvre des ententes avec les provinces pour améliorer la mobilité de la main d’œuvre. Toutes ces mesures vont avoir un impact très positif sur notre économie. Mais bien sûr, nous allons présenter d’autres initiatives lors du prochain budget. Notre gouvernement demeure vigilant et va faire ce qu’il faut pour que le Canada sorte de cette crise plus fort que jamais.
Le Premier ministre Stephen Harper a d’ailleurs invité les partis d’opposition à collaborer avec nous dans l’élaboration du prochain budget fédéral qui sera présenté à la Chambre des communes, le 27 janvier. Il rencontrera aussi les premiers ministres des provinces et des territoires à la mi-janvier pour coordonner les politiques économiques. Notre gouvernement tient également une série de consultations dans les régions du Québec et partout au Canada. Nous voulons entendre les préoccupations des familles, des travailleurs, des entreprises, des groupes d’intérêts et des aînés. Évidemment, dans le prochain budget, nous mettrons de l’avant des mesures importantes pour stabiliser tous les secteurs de notre économie tout en nous assurant que les finances publiques du Canada demeurent équilibrées à long terme. C’est le mandat que notre gouvernement a reçu de la population canadienne lors des dernières élections fédérales et nous allons le respecter.
Plus que jamais au cours de notre histoire, les Canadiens et les Canadiennes ont besoin d’un gouvernement fort à Ottawa pour relever les défis économiques et sociaux qui sont devant nous. C’est pourquoi les députés conservateurs aux Communes ont
dénoncé vigoureusement les machinations de l’opposition au cours des dernières semaines. En pleine crise économique, les députés du Bloc ont voulu renverser le gouvernement en signant une entente de coalition avec les libéraux et les néo-démocrates.
À l’instabilité économique actuelle, les députés du Bloc veulent ajouter une instabilité politique qui aurait des conséquences catastrophiques pour nos familles, nos travailleurs et nos aînés. C’est tout à fait irresponsable. Le gouvernement du Canada a toujours été élu par la population canadienne et nous allons nous opposer fermement à toute tentative visant à miner notre démocratie. De plus, en tant que membres du gouvernement du Canada, nous n’accepterons jamais qu’un parti souverainiste obtienne un droit de veto sur toutes les décisions du gouvernement fédéral.
En plus d’être une atteinte à nos principes démocratiques, cette coalition contre nature est une réelle menace pour l’économie québécoise. Il suffit de se fier aux propos de Jacques Parizeau et de Pauline Marois pour s’en convaincre. Le but avoué des souverainistes est de déstabiliser et d’affaiblir le gouvernement fédéral au moment où le Québec affronte des défis économiques importants.
Les députés du Bloc doivent se rappeler qu’une vaste majorité de Québécois et de Québécoises a rejeté leur programme électoral et leur projet de souveraineté lors des dernières élections fédérales. Plus de six Québécois sur dix ont voté contre le Bloc. Gilles Duceppe devrait cesser de prétendre que son parti parle pour l’ensemble de la population du Québec. Le chef bloquiste n’a pas le monopole des idées politiques au Québec. Bien qu'il lui en déplaise, tous les Québécois ne pensent pas comme lui. De plus, la cheffe du Parti québécois devrait également reconnaître que son parti a obtenu, lors des dernières élections au Québec, un pourcentage de suffrages plus faible que celui obtenu par le Bloc le 14 octobre dernier. Voilà une indication claire que les électeurs québécois n’ont pas apprécié la tentative du Bloc de renverser le gouvernement fédéral dûment élu par la population canadienne.
Notre gouvernement conservateur ne permettra jamais aux souverainistes de prendre le contrôle du gouvernement fédéral, surtout lorsque le projet de souveraineté a été rejeté massivement par la population du Québec lors des dernières élections provinciales. La population du Québec n’a pas voulu d’un gouvernement souverainiste à Québec. Il est donc tout à fait normal de s’opposer à cette coalition hétéroclite contrôlée par des souverainistes à Ottawa.
Comme nous l’avons démontré sans équivoque depuis 2006, nous sommes fermement engagés à défendre les intérêts de la nation québécoise à Ottawa. Et nous allons continuer de le faire car c’est ce que les Québécois et les Québécoises s’attendent de leur gouvernement à Ottawa en cette période économique difficile.
Christian Paradis
Député de Mégantic-L'Érable
Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada