Pas toujours facile de voter
Le taux de participation à la dernière élection provinciale a démontré une indifférence certaine dans la population. Il convient toutefois de dénoncer la maladresse de la direction des élections du secteur de Loretteville quant au choix de l’emplacement du vote par anticipation au centre Henri-Bergeron et de celui du bureau d’arrondissement de la rue Racine à Loretteville le jour du vote.
Combien de citoyens ont pesté contre l’absence de stationnement au bureau de la rue S-Amand, contre l’exiguïté du local où les électeurs divisés en quatre sections de vote se retrouvaient coincés dans un corridor étroit dans lequel devaient également circuler ceux qui venaient de voter. Sans compter l’accès aux personnes en perte de mobilité, en marchette, chaise roulante, canne, béquilles qui devaient monter la rampe extérieure trop élevée, à pente abrupte et à trois sections. La condition physique de ces personnes a-t-elle été au cœur des préoccupations des décideurs électoraux?
Même bilan désastreux pour ceux qui ont eu à voter au bureau d’arrondissement le 8 décembre où, au lieu d’entrer par l’entrée principale avec portes automatiques, dans un grand hall, et avec une rampe pour handicapés idéale. On a plutôt obligé les citoyens à entrer par la porte du côté-est, sans rampe d’handicapés pour se rende au perron. Toutes ces personnes devaient ensuite monter 6 autres marches pour ses rendre à la salle de votation. N’oublions qu’elles devaient faire la même démarche pour sortir du bureau de vote.
Incroyable ce qu’on a fait subir à ces personnes à mobilité réduite qui tenaient à voter mais qui se sont résignées à s’en retourner la rage au cœur. À quand la décision de réserver un local strictement réservé à cette clientèle lors d’une élection?
Robert Martel