La transparence du Stéphane à Léon
Le seul politicien honnête et franc que le Parti libéral du Canada avait réussi à générer depuis Lester Pearson, Stéphane Dion, s’est fait jeter dehors du club par un establishment sauvage et irrespectueux. On lui refuse son plan de coalition. Cela, dit-on, risquerait d’apporter trop de crédit à Gilles Duceppe, au Bloc et aux Québécois. Cet ennemi numéro 1 de l’Indépendance va donc au bûcher comme Jeanne d’Arc, afin de servir de bouc émissaire, immolé sauvagement sur l’autel de l’impossible fédéralisme canadien.
C’est le comble de la cupidité politique. Feu son père Léon, à demi souverainiste et principal conseiller de Bourassa était demeuré sur la clôture de l’indépendance pendant des années. Son fils Stéphane paie-t-il aujourd’hui pour un excès de transparence? Les Pinocchio médiatiques rougiraient sûrement si, une fois libéré des Libéraux, il acceptait de leur dire tout haut et avec transparence, tout ce que son expérience lui a enseigné.
André Marceau, Québec