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Manon Falardeau : un bel exemple de courage et de détermination face à la vie

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 8 décembre 2008 à 7:35
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Manon Falardeau : un bel exemple de courage et de détermination face à la vie
Les défis de santé que la vie a mis sur le chemin de Manon Falardeau l'ont amenée à s'intéresser au domaine de la prévention et de la mise en forme.
Manon Falardeau : un bel exemple de courage et de détermination face à la vie
Cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de rencontrer une femme dotée d’un courage hors du commun et une passionnée de la vie. Manon Falardeau a combattu le cancer à deux reprises, ce qui ne l’a pas empêchée de réussir professionnellement dans tout ce qu’elle a entrepris. Cette rencontre a été des plus stimulantes et m’a rappelé que parfois nos problèmes sont bien petits à côté de ce que vivent certaines personnes.
Québec Hebdo – Est-ce vrai que tu es une fière Beauceronne?
MF - «En fait, ce sont mes parents adoptifs qui sont originaires de Saint-Évariste en Beauce. Ils m’ont adoptée quand j’étais bébé et je n’ai jamais connu mes parents biologiques. Mes parents ce sont cette mère et ce père qui m’ont élevé dans les plus belles valeurs au monde, les valeurs beauceronnes. J’ai toujours vécu dans la passion. Je ne raisonne pas avec ma tête, je raisonne avec mon cœur. Je suis tellement fière de mes parents et de mon enfance dans la Beauce. Mon père et ma mère formaient le plus beau couple de la Terre!»
QH – Tes premiers contacts avec Québec ont été pour les études!
MF - «Tout à fait. Mon père est décédé alors que j’avais 14 ans, ce qui m’a amenée à m’occuper beaucoup de la maison et aider ma mère tout en allant à l’école. À mes 18 ans, le ciel m’est tombé sur la tête alors qu’on m’a décelée un cancer. J’ai donc dû suivre une série de traitements en chimio. Imaginez, à 18 ans, pas un cheveu sur la tête, malade à la maison, avec une mère qui venait à peine de vivre le deuil de son mari et qui s’imaginait déjà perdre sa fille aussi. Mes études s’arrêtent là, en fait ma vie bascule drôlement. Pendant les cinq années qui ont suivi, je n’ai pas vraiment eu de jeunesse. Je ne sais pas ce que c’est que de sortir avec des amis, aller au restaurant, dans un bar, une soirée dansante et autres activités que font normalement les jeunes de 18-20 ans. Par contre, durant ces longues années, j’apprends sur la vie, ce bien si précieux.»
QH - Après ces cinq ans de maladie, as-tu repris tes études?
MF - «À 23 ans, on me parle de rémission. Je suis en principe guéri. Je reprends donc mes études en communication. À 26 ans, malgré le fait qu’on m’a enlevé trois quarts de mes ovaires, je réussis à mettre au monde une magnifique petite fille. À 30 ans, c’est la séparation d’avec mon conjoint et, quelques mois plus tard, on m’annonce que j’ai à nouveau le cancer. Là, ce n’est vraiment pas drôle. J’ai un enfant, je suis une mère et je dois me battre. Je subis les opérations nécessaires et je pourrais dire que ma vie recommence à 30 ans.»
QH – Est-ce à ce moment que tu te retrouves dans l'univers de la radio?
MF - «En effet, c’est à CHIK-FM que je me retrouve représentante publicitaire au tout début de la nouvelle émission La Jungle. Imagine, je travaille avec une équipe composée de gars comme Gilles Parent, Michel Morin, Alain Dumas, c’est le bonheur total. J’ai vraiment aimé la radio. Quelques années plus tard, on m’offre le poste de directrice des promotions que j’accepte avec empressement. Je pourrais dire que c’est à la radio où j’ai découvert mes forces et mes qualités. Au total, j’ai passé la plus belle quinzaine d'années de ma vie à la radio à Québec. Exception faite d’une escapade à Montréal, où j’ai travaillé à TVA. J’ai bien aimé, mais je suis vite revenu chez nous à Québec.»
QH - Te voilà propriétaire d’un centre de santé! Explique-moi ce cheminement?
MF - «Après mes années passées dans le monde de la radio, j’ai été propriétaire et associé dans différentes entreprises de communication. Mais, tout au long de ma carrière, je me suis toujours intéressé à la santé. Avec tout ce que j’ai vécu, disons que mon intérêt à aider les autres était très élevé. J’ai toujours caressé ce rêve de trouver un moyen direct d’offrir des services en santé. Le hasard fait bien les choses. À une certaine époque, j'étais cliente dans un centre SPA SANTÉ RELAX à Québec. Devenu ami avec le propriétaire, celui-ci me confie qu’après 20 ans dans le domaine, il désire se retirer. Voilà pour moi l’occasion de réaliser mon rêve de toujours. En février 2006, je suis donc devenue la nouvelle propriétaire de ce centre de santé.»
QH - Et, on dit que tu as voulu redonner à la société!
MF - «Comme je le désirais, j’ai tout de suite offert une collaboration à Leucan, en leur offrant un retour en argent sur tous les services que j’offre dans mon centre. C’est là ma modeste contribution pour la cause du cancer. En plus, j’offre du soutien aux parents qui ont des enfants atteints du cancer. Je réussis à faire ça grâce à l'équipe extraordinaire qui travaille avec moi. La valeur du don de soi, ils la mettent en pratique quotidiennement chez nous. Je ne deviendrai certes pas millionnaire avec un centre de santé, mais j’ai le sentiment que je fais du bien. Avec mon expérience de la maladie, de la mort et de la vie, j’ai développé une approche différente que j’ai envie de partager. Je réalise que j’aurais dû être dans ce domaine toute ma vie!»
J’ai dû résumer énormément la carrière de cette femme énergique. Elle a réalisé tellement de choses! Si vous désirez mieux la connaître, n’hésitez pas une seconde, rendez-vous au SPA SANTÉ RELAX de Charlesbourg et demandez à rencontrer Manon. Je vous garantis que vous passerez l’un des beaux moments de votre vie!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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