Le président de l’APUR craint que d’autres personnes en état de crise psychologique soient emprisonnées. - (Photo Luc Fournier, Québec Hebdo)
D’autres solutions pour les gens en crises?
Des organismes espèrent qu’on tire des leçons de la mort de Claudio Castagnetta
Des organismes communautaires en santé mentale et des proches de Claudio Castagnetta, mort en septembre 2007 d’un œdème cérébral, désirent que les services policiers revoient leur façon de faire lors d’arrestations de gens en détresse psychologique.
«L’État est présentement atteint de schizophrénie, a lancé le président de l’Association des personnes utilisatrices des services de santé mentale de la région de Québec (APUR), Luc Vigneault. On désinstitutionnalise les patients et on les met en prison. Si je marche dans la rue et que je suis un peu bizarre, j’aimerais qu’on m’emmène à l’hôpital, plutôt qu’en prison, a continué l’homme, lui-même atteint de cette maladie. Il ne faut pas punir la maladie mentale».
Claudio Castagnetta, après une arrestation mouvementée, a été mis en prison malgré plusieurs indices qui pouvaient laisser croire en un désordre mental. Au lieu de ça, on aurait aimé qu’il passe un examen médical en milieu hospitalier.
Le problème dans tout ça, c’est que les policiers n’ont pas nécessairement le temps de passer quelques heures avec un contrevenant à l’hôpital, et ce n’est pas le rôle des gardiens de sécurité des hôpitaux que de prendre en charge ceux-ci. La manière facile demeure la prison, et une évaluation psychologique dans les heures qui suivent.
Il existe toutefois des organismes – comme PECH – avec qui les corps policiers ont des ententes qui garantissent la présence de deux intervenants de l’organisme dans la demi-heure qui suit l’appel des policiers. Toutefois, les policiers demandent trop rarement l’aide de ces gens qui ont pour mission de désamorcer ce genre de situations violentes qui peuvent tourner au drame. Ces travailleurs sociaux prennent ensuite en charge ces gens en crise ou intoxiqués, en leur offrant un gite.
Plusieurs recommandations ont été faites par les amis de Claudio Castagnetta, dont celle de mieux former les policiers et de permettre une meilleure communication entre les ministères de la Santé, de la Justice et de la Sécurité publique. Ils demandent aussi un moratoire sur l’utilisation du Taser – utilisé lors de l’arrestation de Castagnetta.
Les proches de ce dernier souhaitent du moins que l’État reconnaisse qu’il y a un problème, à défaut d’avoir une enquête publique, chose qu’on leur a refusée.
Armand
Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2008Vous êtes vraimetn un gros malin Monsieur Fournier.
Et que doit faire la police sans le TASER ?
Avez vous la solution??
N'est pas le moyen le moins mauvais qui existe à ce jour???