Pour mes amis Verts et Solidaires
Bientôt fin décembre, je pourrai être fier et me vanter d'être un vieil octogénaire, qui prêche souvent dans le vide. Mais en attendant, face à une élection importante, je me risque encore à reprocher gentiment aux membres des partis, Solidaire et Vert, de Mme David et de M. Rainville, d’y gaspiller temps et énergie, en oubliant le constat que notre démocratie politique canadienne est tout croche, et qu’elle n’est qu’une sorte de jeu de hasard.
On dit à juste titre que la politique, c’est l'art du possible. À ce jeu, il faudrait se rendre compte que le bel énergie que nos amis, consacrent à jouer et voter dans deux petits clubs en formation, auraient beaucoup plus de chances de faire avancer leurs principales idées, lesquelles je partage à 100 % en passant, s'ils acceptaient de se regrouper comme moi, dans le seul gros club qui a une petite chance sans eux, et une grosse avec eux, de mettre la main sur la clef du pouvoir, c'est-à-dire du changement.
Après Noël, on verra aux congrès. Accepter aujourd’hui de continuer dans la charrette à Charest veut tout simplement dire que l’on accepte de permettre quatre grosses années de nouveaux dommages, que les aveugles partisans de la dépendance, ont hâte de nous imposer sous le prétexte de se rapprocher des «Canadians», qui seraient plus riches que nous. Un petit peu de «jarnigouenne svp».
André Marceau, Québec