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Des hausses de loyer de trois à sept fois la norme

Le BAIL demande à ce que les recommandations de la Régie du logement aient force de loi

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 15 novembre 2008 à 14:34
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Des hausses de loyer de trois à sept fois la norme
Le BAIL demande à ce que les recommandations de la Régie du logement aient force de loi
Les locataires de la région de Québec ne contestent pas assez les hausses de loyer qui leur sont imposées, selon le Bureau d’animation et information logement du Québec métropolitain (BAIL). Cela a pour effet d’augmenter la moyenne du coût des logements de 4% par année, au lieu de la hausse normale de 0,8% que recommande la Régie.
Les gens de Québec, dont 47% sont locataires, sont peu enclins à contester les hausses de loyer que leur demande annuellement leur propriétaire, ce qui inquiète les défenseurs des droits des locataires. Pourtant, ces demandes sont de l’ordre de trois fois les recommandations de la Régie pour ce qui est des logements chauffés au mazout, et jusqu’à sept fois pour ce qui est de ceux chauffés au gaz naturel. Ce qui est plus inquiétant encore selon le BAIL, c’est que bon nombre d’entre eux ne savent même pas qu’ils ont le droit de refuser une hausse jugée trop importante.

Peu le font, et pour cause. Certains locataires qui refusent ces hausses se voient parfois intimidés de maintes façons par la suite. Les personnes âgées seraient les plus grandes victimes de cette intimidation. C’est dans cette optique que les gens du milieu souhaitent que les recommandations de la Régie du logement soient imposées aux propriétaires.

Le BAIL dénonce aussi les façons de faire des propriétaires lorsque le loyer change d’occupant. Certains haussent considérablement le loyer, en essayant de cacher le coût que devait défrayer l’occupant précédent. Pourtant, il existe une section – la section G – dans le bail, dans laquelle le propriétaire se doit d’inscrire le montant que payait l’ancien locataire. Toutefois, peu de proprios remplissent cette section qui, bien qu’obligatoire, ne résulte en aucune sanction si on omet de la remplir.

Cette inflation exagérée du prix des loyers s’explique bien sûr par une demande plus forte mêlée à une offre qui augmente peu. De plus en plus de gens habitent seuls les logements, une tendance qui se répercute par un nombre de plus en plus restreint de logements vacants.

On estime qu’au Québec, 450 000 personnes consacrent plus de 30% de leur budget à se loger. Pis encore, 218 000 d’entre eux y consacreraient plus de 50% de leur budget, ce qui met ces ménages dans une situation périlleuse. «À partir de 30%, il y a un risque au niveau de l’équilibre financier. Au-delà de ça, on fait face aux différents pépins qui peuvent nous arriver – changement d’un électroménager, perte d’un emploi – avec une grande difficulté», indique Nicole Dionne, coordonnatrice du BAIL.

Profitant de la campagne électorale pour interpeler les politiciens et les inviter à se positionner sur la question du logement, l’organisme invite d’ailleurs les locataires à une manifestation mardi, sur la rue Saint-Jean, au départ du parvis de l’Église Saint-Jean-Baptiste à 13h.

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Jean BEAUDOIN

Commentaire mis en ligne le 15 novembre 2008
« [...] dans laquelle le propriétaire se doit d’inscrire le montant que payait l’ancien locataire. »

Dans cas-ci, le propriétaire ne SE doit rien. Il devrait inscrire...

La forme pronominale du genre SE VOULOIR, SE DEVOIR, SE PRATIQUER, est une manie récente des gens de la presse écrite et parlée au Canada, et démontre une utilisation infantile et immature de la langue française. L’ai-je dit « pas à peu près » ? ;=)

Salutations.

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