Voulez-vous danser?
Encore une fois, la grande valse électorale est repartie. Les principaux partis politiques sortent leurs plus beaux atours. D’ici le 8 décembre, avec la complicité des médias, ils monopoliseront la piste de danse. Jean, Mario et Pauline vont nous jouer du violon, nous faire la cour. Des promesses par ici, des promesses par là… Rien de trop beau pour séduire l’électorat… «Votez pour nous, tout ira mieux». Hélas, encore une fois, uniquement les élites bourgeoises et les trop nantis seront invités à la fête. Les autres, les victimes des faux pas du capitalisme, les gagne-petit, les licenciés, les sans-emploi, les exclus, seront laissés de côté, oubliés. Comme à l’habitude, on ne leur laissera que des miettes.
Pendant que certains politiciens dansent un beau grand slow avec les banquiers et les patrons, dans nos quartiers, trop de gens vivent dans l’insécurité et dans la pauvreté. Le coût de la vie augmente. Le revenu des pauvres stagne ou diminue. La précarité de l’emploi est maintenant la norme. Les personnes qui travaillent au salaire minimum ont un revenu bien en deçà du seuil de pauvreté. Celles qui sont sans emploi sont condamnées à vivre dans la misère.
L’amélioration des conditions de vie des classes populaires doit être un enjeu électoral. Bien loin, des feux de la rampe, des tours à bureau où les dirigeants jonglent avec leur vie, les appauvris et les précaires ont une réalité à raconter, une voix à faire entendre. Jean, Mario et Pauline n’écouteront pas. Ils préfèrent danser avec les loups…
Jonathan Carmichael
Québec