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Denis Savard : celui qui a pris la relève du père Bernier à Cité Joie

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 3 novembre 2008 à 7:50
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Denis Savard : celui qui a pris la relève du père Bernier à Cité Joie
Pour son directeur général, Denis Savard, Cité Joie a plus que jamais besoin de l'appui de la population pour remplir sa mission.
Denis Savard : celui qui a pris la relève du père Bernier à Cité Joie
Cette semaine, je suis allé faire une balade en forêt afin de profiter des derniers beaux jours de l’automne. À 15 minutes du centre-ville de Québec, vous êtes déjà en pleine nature à Lac-Beauport. En empruntant le chemin des Cascades, vous découvrez un centre de plein air exceptionnel. Cité Joie est surtout un centre de vacances et de répit qui oriente ses actions en faveur des personnes handicapées. Je connais bien le directeur général de ce centre et je me suis donc permis une rencontre fort intéressante avec Denis Savard.
Québec Hebdo - Denis, parle-moi un peu de toi et de ton cheminement pour en arriver à la direction générale de Cité Joie!
Denis Savard - «Je suis originaire de Giffard, où j’ai fait mes études et ensuite m’inscrire à l’Université d’Ottawa en récréologie, pour terminer à l’Université du Québec à Trois-Rivières. À la fin de mes études, j’ai eu le plaisir de travailler d’abord comme bénévoles avec le père Raymond Bernier au Patro Roc Amadour. C’est à cette époque, que nous avons créé une structure de loisir qui nous permettait d’accueillir des personnes handicapées. C’est au Patro que j’ai obtenu mon premier emploi comme animateur et coordonnateur de la section loisirs spécialisés. Cette expérience m’a permis de connaître une clientèle unique touchée par la déficience intellectuelle et physique. Si bien que lorsque qu’on m’a offert le poste de DG à Cité Joie, en 1978, je sentais que j’avais le bagage nécessaire pour accomplir ce travail.»
QH – Est-ce bien le père Bernier qui a fondé Cité Joie?
DS - «En 1962, le père Bernier, avec l’aide de trois généreux donateurs, a acheté ce lopin de terre afin de venir en aide aux enfants démunis et handicapés de Charlesbourg. En 1972, le centre décide de s’orienter plus spécifiquement sur l’aide aux enfants souffrant de handicaps intellectuels et physiques. C’est à ce moment qu’on a construit ce que nous appelons l’Auberge. En 1978, le Club Rotary de Québec Est décide de prendre en charge ce centre et de m’engager comme directeur. Ce fut une décision importante pour mon épouse et moi, mais nous avions décidé que pour au moins un an nous allions aider le père Bernier dans son œuvre. Mon mandat était de développer ce centre au maximum, mais sans jamais faire de déficit!»
QH – Quelque 30 ans plus tard, qu’est devenue Cité Joie?
DS - «Cité Joie est devenue l’un des plus importants centres de vacances, de répit et de plein air, dont la mission première est d’assurer l’accès au milieu naturel aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle physique ou associée. C’est là notre toute première mission en accord avec la volonté du père Bernier, un lieu où on retrouve un idéal d’évasion, de détente et de loisir pour des gens qui sont démunis.»
QH - Vous accueillez combien de personnes annuellement?
DS - «Depuis 1990, année où nous avons rénové et construit de nouveaux pavillons, nous accueillons environ 2 500 à 2 700 personnes par année.»
QH - D’où provient cette clientèle?
DS - «Principalement de la région de Québec et de toutes les municipalités périphériques comme la Beauce, Charlevoix, Portneuf et même le Saguenay. Depuis quelques années, on peut même dire que nous rayonnons sur la province, puisque de plus en plus nous accueillons des gens de partout au Québec, même de Montréal. Nous avons acquis une notoriété dans le milieu qui fait que Cité Joie, grâce à la qualité de ses installations, le professionnalisme et l’expertise de son personnel, a développé une relation de confiance auprès de sa clientèle.»
QH - Pour opérer ce centre, vous disposez de quel budget et de combien de personnes?
DS - «À mes débuts ici nous avions un budget d’environ 33 000 $. Aujourd’hui, c’est un budget annuel de plus de 1,5 M$ avec un personnel qui varie entre 100 et 120 personnes incluant les permanents. D'ailleurs, notre problème important, ces dernières années, est le manque de main-d’œuvre spécialisée. Parfois même, nous devons diminuer notre capacité d’accueil en raison du manque de personnel.»
QH - Comment la population peut-elle vous venir en aide ou tout simplement participer à votre mission?
DS - «Bien sûr qu’un moyen important, c’est de participer à nos différentes campagnes de financement ou de souscription. Les gens peuvent aussi nous aider en collaborant à nos différentes corvées durant l’année, mais là où nous avons vraiment besoin d’aide c’est à l’encadrement de notre clientèle. Bien sûr, il y a une miniformation à suivre, mais très vite les gens sont en mesure de nous aider. Devant ce besoin crucial de personnel, je songe sérieusement à faire appel à toutes les personnes retraitées qui disposent d’un peu plus de temps afin de venir travailler avec nous. Notre personnel permanent sera toujours là pour assurer un encadrement sécuritaire à notre clientèle. De plus, ces gens retraités pourront vivre une expérience extrêmement enrichissante sur le plan humain, tout en occupant les longues heures que procure une retraite.»
QH - Malheureusement, je n’ai pas l’espace requis pour faire état de toutes les activités auxquelles vous pouvez participer afin d’encourager Cité Joie, mais soyez attentifs aux différentes campagnes de cet organisme ou encore mieux, visiter son site Internet. Si vous êtes justement un ou une de ces retraités qui cherchent à occuper quelques heures dans une semaine, n’hésitez pas et contactez Cité Joie. Vous vivrez des moments enrichissants et parfois des plus émouvants. Pour information : (418) 849-7183 ou www.citejoie.com

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Jean-Guy Savard

Commentaire mis en ligne le 7 janvier 2009
À Denis Savard
Vient de paraître :

Savard, Gilles et Jean-Guy Savard, avec la collaboration de Richard Savard : Les Savard en Amérique, XLVIII+752 pages, Québec, 2008

…ces deux auteurs décident de mettre en commun leur expérience et d’unir leurs efforts pour préparer un dictionnaire généalogique qui puisse permettre à toute personne intéressée de retracer ses ancêtres Savard et de dresser elle-même son arbre généalogique. C’est ce volume que les auteurs sont heureux de rendre disponible aujourd’hui en cette année de la commémoration du 400e anniversaire de Québec.

Volume en vente chez l’éditeur : Jean-Guy Savard
Courriel : savardjg@videotron.ca
Téléphone : 418-653-8802
Prix du volume : 40,00 $
Poste et emballage : 11, 25 $

Jean-Guy Savard



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