Si l’équipe amasse suffisamment d’argent pour participer au Rallye des Gazelles, Yennelys Alcedo promet de se raser la tête et de faire don de ses cheveux. Elle pose ici en compagnie de sa coéquipière Lyse Levasseur. (Photo Audrey Tremblay)
Seules dans le Sahara marocain pendant 10 jours
Deux gazelles profitent de leur visibilité pour aider les femmes violentées
Camion, sable, boussole : le Rallye Aïcha des Gazelles représente une expérience humaine de tous les instants. Et c’est le grand défi que vont relever deux femmes de Québec, du 15 au 30 mars 2009.
Lyse Levasseur et Yennelys Alcedo, respectivement résidentes du quartier Montcalm et du Vieux-Québec, ne s’en cachent pas. Leurs visées sont grandes.
Les deux femmes devront vivre durant 10 jours dans le Sahara marocain, à parcourir des kilomètres en véhicule tout-terrain. Elles se déplaceront hors route, aidées de leurs seuls outils de base pour s’orienter. Le but : réussir le parcours avec le plus bas kilométrage possible.
Mais c’est maintenant qu’elles ont besoin de votre aide. «Le rallye coûte 40 000 $, explique la gazelle Yennelys Alcedo, une Vénézuélienne établie au Québec depuis une douzaine d’années. Mais nous devons trouver 60 000$ supplémentaires pour partir un programme ici à Québec.»
Car voilà l’essence même de leur projet. Les deux femmes souhaitent profiter de leur visibilité pour créer un programme de «Sports et Loisirs» qui verrait le jour à la Maison pour femmes immigrantes de Québec.
Cet organisme sans but lucratif se voue aux femmes et enfants victimes de violence conjugale. L’argent servirait donc à organiser une activité hebdomadaire pour les bénéficiaires de l’organisme, histoire de prévenir d’autres problèmes comme l’isolement ou l’obésité.
«Les femmes et les enfants hébergés vivent dans la peur et sont à la Maison pour se protéger, explique la gazelle Lyse Levasseur, présidente du conseil d’administration de la Maison pour femmes immigrantes de Québec. L’organisation d’activités extérieures exige qu’on utilise des moyens de protection, comme le transport adapté, et qu’on emploie plusieurs accompagnatrices. Les personnes hébergées ne doivent en aucun temps risquer de rencontrer leur agresseur.»
Défi
L'aide financière demandée se voudra un bien maigre effort de la part des donateurs comparativement à tout le travail que devront abattre les deux participantes au rallye.
Certes, leur préparation aura duré 15 longs mois. Mais elles devront surtout apprendre à se débrouiller seules dans le désert.
«Je ne conduis pas manuel, avoue Lyse Levasseur, une jeune retraitée de Postes Canada. Et j’ai de la difficulté à retrouver ma voiture dans un stationnement. J’ai encore beaucoup de travail à faire avant de partir!»
Pour sa collègue Yennelys Alcedo, celle qui pilotera le véhicule dans le Sahara, l’histoire est toute autre.
«Les 4x4 sont mes jouets préférés, admet celle qui travaille comme intervenante à la Maison pour femmes immigrantes de Québec. En les conduisant, je ressens des papillons dans mon ventre! C’est un plaisir de pouvoir associer ma passion pour les rallyes à une activité humanitaire qui me tient à cœur.»
Notons que le Rallye Aïcha des Gazelles, en plus de permettre à des femmes de vivre une expérience hors du commun, offre aussi de l’aide aux enfants et aux femmes du Maroc. L’an passé, son programme Cœur de gazelles a permis de remettre plus de 150 000 $ pour la scolarisation et les soins médicaux au Maroc.
Pour offrir leur aide à l’équipe des Lys ensablés (Lys pour Lyse et Yennelys), les donateurs et commanditaires intéressés peuvent s’adresser directement à la Maison pour femmes immigrantes de Québec ou visiter le
www.leslys.ca.