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Un vide libéral dans Québec

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 14 octobre 2008 à 22:46
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Un vide libéral dans Québec
Damien Rousseau croit que les gens de la circonscription de Québec seront encore «condamnés» avec le Bloc Québécois dans les prochaines années. (Photos Luc Fournier)
Un vide libéral dans Québec
Les candidats déchus de la région de Québec étaient réunis dans leur quartier général, à la divulgation des résultats des élections fédérales. Peu de réjouissances, si ce n’est que de la consolation qu’a amené la hausse du pourcentage des votes accordés aux libéraux par les gens de Québec.
Parmi les motifs expliquant cette défaite qu’on envisageait déjà depuis un moment, l’écho du scandale des commandites et «le travail de démolition qui a été fait envers Stéphane Dion», selon Denise Legros, candidate libérale dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles.

Au début de la soirée, on se disait, au quartier général des libéraux, avoir confiance en l’élection d’une candidate… dans le comté de Matane. Cela en dit long sur les espérances des organisateurs vis-à-vis leurs candidats dans la région de Québec. Parmi les comtés de la région, c’est Louis-Hébert et son candidat Jean Beaupré qui donnaient le plus d’espoir, à cause des colères de la fin de semaine qui ont animé le candidat conservateur défait Luc Harvey et le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe.

Selon Robert Boulay, responsable des communications pour les libéraux de Québec, «les candidats ont fait la campagne qu’ils pouvaient dans les circonstances». L’indifférence des médias face au parti libéral aurait joué, selon lui. «Quand on n’est pas dans les deux premiers dans les sondages, on est moins suivi», a-t-il poursuivi.
Un positivisme forcé
Denise Legros et Damien Rousseau désiraient tous deux améliorer la performance du parti dans la région. Au moment d’écrire ces lignes, les libéraux avaient bel et bien augmenté légèrement ce pourcentage. Tout de même, ce n’est pas avec des pourcentages qu’on fonde un gouvernement et les candidats le savent bien. Il leur a fallu bien des acrobaties faciales pour démontrer quelque satisfaction que ce soit face à cette soirée difficile.
Pour la suite, Denise Legros compte bien «continuer de véhiculer le message que le ménage a été fait dans le parti», en parlant de l’épisode du scandale des commandites, dont le parti libéral porterait encore les meurtrissures. «On est partit de loin, on avait beaucoup de travail à faire. Les commandites nous ont fait très mal.»

Pour Damien Rousseau, il s’agit d’«une bataille de perdue, mais pas une défaite. Mme Gagnon est un véritable monument dans la circonscription de Québec, a-t-il continué. C’est dommage, parce qu’il n’y a pas grand-chose qui va avancer dans les prochaines années. La prochaine fois, je n’arriverai pas en retard», a-t-il continué, faisant référence à son arrivée tardive, remplaçant au pied levé Simon Bédard, qui s’est fait montré la porte en début de campagne.

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