Plus d'une centaine de manifestants menés par le directeur général et la présidente de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisirs, Pierre Vigeant et Ginette Faucher, sont allés remettre une courtepointe remplie de messages la ministre Michelle Courchesne.(Photo François Simard Québec Hebdo)
Les centres communautaires lancent un appel à l'aide
Des représentants de la Fédération québécoise des centres communautaires ont profité de la tenue à Québec du Congrès mondial des loisirs pour interpeller la ministre Michelle Courchesne. Ils sont allés lui remettre une courtepointe sur laquelle étaient inscrits des messages dénonçant notamment le sous-financement dont ils sont victimes depuis plusieurs années.
«Quand on laisse tomber les centres communautaires, c'est l'accessibilité aux loisirs pour les plus démunis qu'on laisse tomber, affirme la présidente de la fédération, Ginette Faucher. On mérite plus que des pieux encouragements et des claques dans le dos.»
Près de 300 artisans des centres communautaires fédérés du Québec étaient réunis aujourd'hui, au Patro Roc-Amadour, pour discuter de leur avenir. C'est au terme de cette journée que plus d'une centaine de manifestants ont marché jusqu'au bureau de la ministre de l'Éducation du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, à l'édifice Marie-Guyart, pour lui transmettre leur message.
«Les centres communautaires sont essentiels à la société québécoise et on sent que le gouvernement nous laisse tomber, qu'on n'est pas dans leurs priorités, souligne la présidente. Nous voulons dire à Mme Courchesne que nous sommes tannés du sous-financement.»
Selon les chiffres de la fédération, ses 83 organismes membres répartis dans tout le Québec reçoivent un financement provincial annuel moyen de 62 000$. Cette somme représente environ 6% des ressources financières nécessaires à leur bon fonctionnement.
«Ce qu'on demande, c'est l'équivalent de 25 000$ d'urgence, pour chacun des centres, mentionne Ginette Faucher. Ce n'est quand même pas la fin du monde quand les investissements sont gelés depuis 2001.»