Le président du Conseil québécois du loisir (CQL), Michel Beauregard, félicite le quatrième membre honoraire de son histoire, Jean-Paul L’Allier. (Photo Nicolas Bégin)
Le Conseil québécois du loisir honore Jean-Paul L’Allier
L’ancien maire de Québec devient le quatrième membre honoraire.
Président d’honneur du Congrès mondial du loisir 2008, Jean-Paul L’Allier a vu son nom être ajouté à la courte liste des membres honoraires du Conseil québécois du loisir (CQL), mercredi dernier. Il rejoint ainsi les Claude Charron, Joffre Dumazedier et Claude Ryan, lesquels peuvent aussi se vanter d’avoir reçu pareil honneur dans le passé.
Le CQL voulait ainsi reconnaître l’apport de M. L’Allier au loisir à Québec au fil de ses différentes fonctions de maire de la ville, de président de différentes associations ou comités, et de ministre de la Jeunesse, du Loisir et des Sports.
«C’est une reconnaissance qui fait plaisir, commente-t-il. Dans ma vie, j’ai été associé à des moments précis au loisir. Il y a des gens que j’ai connus il y a quarante ans. Ce n’est pas pour ça qu’ils me donnent un prix, mais j’ai toujours essayé dans ma façon de faire de tenir compte des valeurs. Qu’eux le reconnaissent et si ça peut servir de stimulation à d’autres tant mieux. Ils ont remis le prix à Claude Ryan, Claude Charron et à Joffre Dumazedier, qui est un grand spécialiste du loisir. C’est un honneur pour moi de me retrouver avec eux.»
L’importance des bénévoles
Invité à titre de conférencier, Jean-Paul L’Allier a insisté sur l’importance des bénévoles et des gens en général dans le monde du loisir. Très jeune il disait voir ce même loisir comme un repos, ensuite un jeu.
Mais sa perception a changé lorsqu’il a commencé à fréquenter les terrains de jeux. À ce moment, il a côtoyé ce qu’il appelle des encadreurs, des leaders. «J’ai découvert que le loisir, c’est d’abord une question de ressources humaines», explique-t-il.
«Ce sont des gens qui éveillaient chez nous le sens de l’émerveillement et le sens de la curiosité», mentionne-t-il au sujet des moniteurs.
Quelques décennies plus tard, M. L’Allier laisse une grande place aux gens lorsqu’il est question de loisir. Après tout, l’action bénévole se retrouve au cœur de la qualité de vie communautaire, pense-t-il.
«Ce ne sont pas juste des arénas et des terrains qu’on construit, ce n’est pas juste de l’argent dans la pierre, il faut investir pour que ceux qui décident choisissent librement de donner leur temps à leur communauté par les différents corridors du bénévolat, du sport, du loisir et du social se sentent reconnus et appuyés.»
Selon lui, il faut leur donner un minimum de moyens pour leur permettre de devenir des bénévoles ou des encadreurs. Et surtout, il faut leur faire confiance, croit M. L’Allier.
«Si le bénévole n’est pas parfaitement satisfait de lui – il est son patron, il n’a pas de salaire au bout du compte – il s’en va. Il faut s’assurer que les gens autour considèrent le bénévole comme une ressource à la fois essentielle et extrêmement fragile.»