Un vent de folie souffle sur la nouvelle collection. (Photo Frédérick Masson)
Un véritable coup de griffe à la saison froide
Myco Anna lance sa collection automne-hiver
Les personnes réunies à l'atelier-boutique Myco Anna ont eu droit à un fashion show digne des plus grands, la semaine dernière, à l'occasion du lancement de la nouvelle collection automne-hiver. Exposants, musique techno et punch fluo étaient à l'honneur, de quoi accompagner à la perfection un défilé haut en couleur.
Il va sans dire, le ciel de la griffe Myco Anna est sans nuage. C'est d'ailleurs dans une ambiance chaude et ensoleillée que la propriétaire et designer en chef, Christiane Garant, a levé le voile sur Guerrière, thème de sa toute nouvelle production.
Véritable clin d'œil à la femme moderne qui mène une lutte de tous les instants face aux défis tels que l'environnement, la paix dans le monde et la préservation de saines habitudes de vie, la nouvelle production propose une vingtaine de styles tous aussi éclatés les uns que les autres. Nul doute que les 30 à 50 ans y trouveront leur compte, dans des tailles allant de 0 à 16 ans.
Comme elle en a fait sa marque de commerce, Myco Anna réinvente une fois de plus le «patch work», tant par sa forme que par ses textures. Fidèles à la tradition, Christiane Garant et sa bande bousculent l'ordre préalablement établi en laissant de côté les teintes éclatées pour se tourner vers les gris et les teintes plus sombres. Un choix qui s'est imposé naturellement, notamment en raison du thème retenu.
De la robe Vertu à la robe-salopette Visionnaire, chaque création est synonyme de fraîcheur. «Nous avions envie d'explorer de nouveaux horizons et la collection Guerrière nous le permettait, de mentionner la griffeuse en chef. C'est aussi simple que ça.»
Percées internationales
Bien ancrée au cœur du quartier Saint-Sauveur, l'entreprise Myco Anna ne cesse de s'illustrer à l'extérieur de la capitale. Depuis le 4 juillet dernier, la griffe a pignon sur rue à Montréal, où une nouvelle boutique de 2 300 pieds carrés a été inaugurée sur le boulevard Saint-Laurent.
Le développement du marché international se porte lui aussi très bien, que ce soit au Canada, aux États-Unis, en Hollande, au Japon ou en France.
Comme si ce n'était pas assez, Myco Anna a fait un tabac, il y a quelques jours à peine, à l'occasion du Ethical Fashion Show présenté à Londres. Là aussi, des portes pourraient éventuellement s'ouvrir.
«C'est vraiment une belle histoire, d'ajouter Mme Garant. Pour une entreprise de Québec, qui compte à son bord une trentaine de personnes, ces succès ne sont pas sans rejaillir sur toute l'équipe. Chacun peut être fier du travail accompli.»