Les pompiers sont maintenant bien installés dans la nouvelle caserne des Capucins. (Photo Frédérick Masson)
La caserne des Capucins pleinement opérationnelle
La nouvelle caserne d'incendie des Capucins, dans l'arrondissement de Limoilou, est maintenant opérationnelle. Depuis vendredi dernier, les pompiers occupent leur nouvelle demeure, eux qui seront imités au cours des prochaines semaines par les sapeurs des deux autres nouvelles casernes situées à Beauport et Lebourgneuf.
Construites au coût de 18,3 M$, ces casernes sont situées à des endroits stratégiques dans la ville. Elles permettront, selon les autorités, une meilleure couverture du territoire en plus de diminuer les délais d’intervention des pompiers augmentant ainsi la sécurité de la population.
«Cet investissement majeur est la preuve que la sécurité des résidents et des résidentes de Québec est plus que jamais une priorité à la Ville de Québec», de préciser Richard Côté, vice-président du comité exécutif et responsable du dossier de la sécurité publique à la Ville.
Aussi très heureux de ce triple «accouchement», le maire Régis Labeaume n'était pas à cours de qualificatif pour décrire ce triplé. «C’est historique ce qui se passe à Québec cet automne. Pensez-y bien, trois nouvelles casernes d’incendie ouvertes en l’espace de trois mois. Faut le faire, et Québec le fait.»
En plus de leurs tâches régulières d’extinction des feux et de prévention des incendies, les pompiers de la caserne des Capucins ont reçu une formation spécialisée pour effectuer des sauvetages en espaces clos et en hauteur. Pour sa part, la caserne de Lebourgneuf accueillera, outre les pompiers réguliers, l’équipe spécialisée d’interventions en matières dangereuses.
Toujours des craintes
Malgré la bonne humeur démontrée par les élus municipaux, le choix de procéder au déménagement de la caserne 2 (maintenant des Capucins) à l'extérieur des murs de l'arrondissement historique ne fait toujours pas l'unanimité.
En effet, l'Association des pompiers professionnels de Québec, par la voix de son président Éric Gosselin, soutient que ce déplacement pourrait avoir des conséquences graves dans l'éventualité du déclenchement d'un incendie majeur dans ce secteur particulièrement sensible à l'incendie.
«Ça fait plus de cinq ans que nous lançons des avertissements aux autorités municipales pour renforcer la sécurité incendie dans cet arrondissement, et en particulier dans le centre-ville», explique-t-il, craignant que ce déménagement n'entraîne une augmentation des temps de réponse.