Le pont de Québec permit aux trains de traverser le fleuve en 1917, 75 ans après que Montréal ait été relié au reste du Canada par voie ferroviaire.- (Photo courtoisie Jean-François Dumont)
Ce que nous réserve l’avenir… (2/2)
Réjean Dancause, conseiller en stratégies d’affaires pour le groupe Dancause, croit pour sa part que les entreprises devront, dans les prochaines années, tâcher de s’adapter le plus possible aux nouvelles réalités économiques qui se présentent. Il faudra d’abord prendre en compte les tendances fortes du marché. M. Dancause en voit sept principales.
Les entreprises devront premièrement emboîter le pas en ce qui à trait à la mondialisation, «embarquer dans le mouvement».
On devra aussi faire face au renforcement de notre dollar face à la devise américaine qui se continuera.
La crise de l’énergie pourrait aussi faire augmenter les coûts pour les entreprises. Toutefois, cela aura un impact positif sur le développement de nouvelles sources d’énergie.
Le conseiller croit aussi que les clients seront de plus en plus exigeants car plus informés grâce à internet, entre autres.
Le développement durable continuera à s’accélérer, en particulier dans la construction de nouveaux édifices «verts». Ceux-ci pourraient bien, à court terme, se vendre mieux que les édifices traditionnels même en étant plus chers.
Aussi, la rareté de la main-d’œuvre changera la dynamique employé/employeur. Il s’agit donc ici de réinventer ces rapports par une meilleure gestion des ressources humaines.
Finalement, les entreprises québécoises n’auront d’autres choix que d’innover afin de se démarquer, et ce, particulièrement dans son approche du client.
Réjean Dancause souligne aussi une problématique qui devrait s’accentuer: le manque de relève dans les postes de direction. Il semble que de léguer son entreprise à ses enfants soit une façon de faire qui tendra à disparaître. La complexité grandissante du marché fait en sorte que ce ne sera plus donné à n’importe qui de prendre les rênes d’une entreprise sans un minimum de connaissances ou d’études en @Ri>management<@$p>.
Un autre défi: fidéliser à la fois le personnel et les clients en étant à l’écoute des deux parties, et cela, avec une approche personnalisée, sans modèle préétabli.
Un autre point important que soulève M. Dancause dans sa vision de l’avenir, pour Québec, est le problème de la langue. L’unilinguisme relatif des gens de Québec nuit aux relations d’affaires extérieures en plus de faire en sorte que ces emplois qui requièrent le bilinguisme deviennent difficiles à combler en période de pénurie de main-d’œuvre.
Finalement, M. Dancause suggère de créer des partenariats locaux, de mieux performer dans le secteur du marketing et d’éviter de trop s’éparpiller. Vaudra mieux se spécialiser et dominer un secteur bien précis au lieu d’être seulement «bons» dans quelques secteurs.
Et aujourd’hui?...
Par les temps qui courent, le projet de train à grande vitesse (TGV) pour Québec est sur toutes les lèvres, particulièrement à la Chambre de commerce de Québec. En regardant le passé et l’importance qu’a eue le développement du tramway et l’avènement du train jusqu’ici, on s’aperçoit vite que le projet serait non seulement positif pour la ville, mais pourrait bien être la clé d’un futur regain d’énergie qui dépasserait toute attente, pour l’économie québécoise.
De plus, de voir à quel point l’amélioration des transports a apporté à la ville suggère que le projet de tramway que caresse depuis plusieurs années le RTC devrait probablement être remis sur ses rails...