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Frères, soeurs et parents confrontés à la maladie mentale

Quand la souffrance de l’un devient celle de l’autre

Article mis en ligne le 6 octobre 2008 à 5:10
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Frères, soeurs et parents confrontés à la maladie mentale
Maryse Guillemette, de Québec, a voulu lever le voile sur son expérience personnelle à l'occasion de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, qui se déroule du 5 au 11 octobre 2008.
Frères, soeurs et parents confrontés à la maladie mentale
Quand la souffrance de l’un devient celle de l’autre
Quoi de plus banal que d’avoir des frères et des soeurs. Or, lorsque la maladie mentale frappe l’un d’eux, plus rien n’est ordinaire. Les conséquences sont nombreuses et parfois dramatiques. Voilà pourquoi la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM) oriente cette année sa campagne de sensibilisation, qui se déroulera du 5 au 11 octobre 2008, vers les membres de la fratrie.
«Avoir un frère qui est atteint de schizophrénie m’a fait passer par toute la gamme des émotions. Après avoir côtoyé la problématique par le biais d’autres membres de ma famille, le découragement, la peur et un sentiment de culpabilité m’habitaient», explique Maryse Guillemette qui a accepté de devenir l’ambassadrice de la campagne 2008. Lorsque son frère a été diagnostiqué à l’âge de 18 ans, Maryse, qui n’avait alors que 20 ans a éprouvé beaucoup de colère. La relation de complicité qu’elle avait toujours eue avec son frère s’est transformée en raison de la maladie mentale qui s’inscrivait dans leur parcours de vie respectif.

Pour la FFAPAMM et ses 41 associations qui viennent en aide aux membres de l’entourage des personnes atteintes de maladie mentale, ce phénomène est courant et malheureusement fort méconnu. «La fratrie à la base est liée à une identité, au partage de valeurs et de caractéristiques. Elle peut apparaître comme une unité que l’on ne peut pas briser. Cependant, lorsque la maladie mentale vient frapper l’un de ses membres, frères et soeurs doivent apprivoiser cette réalité. Il faut faire face aux préjugés et faire le deuil d’une relation fraternelle qui sera dorénavant différente», explique Michel Houle, président de la FFAPAMM.

Il est reconnu dans la littérature que peu importe la problématique, les enfants qui vivent avec un frère ou une soeur ayant un handicap doivent développer leur résilience, cette capacité à rebondir face au stress. Ils doivent retrouver leur équilibre au sein de la famille. Le quotidien se vit souvent dans l’ambivalence, plusieurs d’entre eux seront partagés entre la richesse de l’expérience humaine avec leur frère ou leur soeur et toute la souffrance générée par la situation.

«J’ai vécu trop longtemps dans le silence, à dissimuler mes émotions et mes souffrances. Aujourd’hui, je veux sensibiliser toutes les personnes, peu importe leur âge, qui ont un frère ou une soeur atteint de maladie mentale à demander de l’aide dans l’une des associations-membres de la FFAPAMM. Ce geste a été, pour moi, un point tournant dans ma vie. C’est grâce au soutien des intervenants que j’ai enfin compris la réalité de mon frère, j’ai pris conscience de ma propre souffrance et découvert des outils qui m’ont permis de rétablir ma relation avec celui que j’ai vu grandir et qui restera toujours mon petit frère», conclut Maryse Guillemette.
Pour obtenir davantage d'information sur la FFAPAMM : 1 800 323-0474 ou www.ffapamm.qc.ca

* (Source : FFAPAMM)

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