«Je veux que notre Canada devienne plus riche, plus juste et plus vert!» - Stéphane Dion. (Photo Luc Fournier)
Stéphane Dion veut un plan à long terme pour le Canada
En visite à Québec, le chef du Parti libéral du Canada (PLC) a pris la parole devant la Chambre de commerce de Québec, réuni au Château Frontenac. Souhaitant se doter d’un plan à long terme pour le Canada, Stéphane Dion a insisté sur la façon d’allier économie et environnement.
Dès son arrivée devant les gens d’affaires de la Chambre de commerce de Québec (CCQ), le ton est donné. «L’enjeu est de savoir qui propose le meilleur projet économique pour le Québec et le Canada», a affirmé d’emblée le chef du Parti libéral du Canada. Il souhaite investir dans la recherche et le développement, en particulier à l’Université Laval, et rétablir le financement de l’INO et de PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, amputé récemment par le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn.
Il a d’ailleurs fustigé le premier ministre Stephen Harper, disant qu’il n’a pas de plan, pas de vision et «qu’il est complètement éparpillé». Le PLC a aussi le désir de «créer des emplois mieux rémunérés et une qualité de vie pour les Canadiens», a ajouté M. Dion.
Insistant sur l’importance d’allier l’économie et l’environnement, M. Dion affirme avoir l’intention de taxer la pollution afin de moins taxer les revenus. «Les pollueurs paieront, les Canadiens gagneront!», a-t-il lancé. Il a aussi parlé d’accroître la proportion d’énergie renouvelable comme le solaire, l’éolien et le géothermique.
Il n’a pas non plus manqué d’appuyer la volonté du président de la CCQ, pour qui le projet de TGV est prioritaire. Idem pour le maire Labeaume, qui souhaite un investissement majeur du fédéral pour la réfection du réseau d’aqueduc de la ville. «On ne peut pas laisser ça à nos enfants», croit le chef du PLC. Il a d’ailleurs parlé des enfants à plus d’une reprise, confirmant son objectif d’avoir une visée à long terme pour le pays. «Nous gouvernerons pour la prochaine génération»
Il a d’ailleurs profité de la présence du candidat Damien Rousseau pour en parler comme d’un «formidable lutteur pour la culture», mentionnant du même coup son intention d’octroyer 530 M$ en quatre ans pour le secteur culturel.