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La Maison Revivre souffle ses 30 bougies

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 23 septembre 2008 à 13:48
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La Maison Revivre souffle ses 30 bougies
Denis Caron, bénévole et membre du c.a.; Martin Payeur, directeur; Adonia Vachon, président du c.a.; et Aimé Dumas, membre du c.a. et responsable des relations extérieurs, mettent tout en œuvre pour que le 30e anniversaire de la Maison Revivre soit célébré de belle façon. (Photo Frédérick Masson)
La Maison Revivre souffle ses 30 bougies
Trois décennies d'accueil, de partage et d'amour; voilà ce que célèbre cette année la Maison Revivre, organisme du quartier Saint-Sauveur qui vient en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin afin de susciter en eux le désir de reprendre leur vie en main.
Fondée en 1978 par Colette Samson, une femme désireuse d'aider son prochain, la ressource ne tarde pas à gagner en popularité. D'abord installée dans tout près de l'église Saint-Roch, la Maison Revivre déménage un an seulement après son ouverture au coin des rues Langelier et Châteauguay, le tout afin de s'ajuster à la demande croissante. Sept ans plus tard, autre périple alors que l'organisme fait l'acquisition de l'ancienne clinique antituberculose de l'Hôpital Laval, bâtiment qu'elle occupe toujours aujourd'hui.

Depuis toutes ces années, une des fiertés des dirigeants de la Maison Revivre est d'arriver à assurer son bon fonctionnement sans avoir recours à l'aide gouvernementale. Comptant sur des donateurs au grand cœur, elle se fait un devoir d'offrir gratuitement l'ensemble de ses services, qui vont de l'hébergement pour homme à la soupe populaire, en passant par l'aide alimentaire, le vestiaire et l'accompagnement individuel.

«C'est tout un accomplissement, lance avec une fierté à peine cachée le directeur de l'établissement, Martin Payeur. De tels résultats ne seraient pas possible sans le dévouement et la collaboration et nous quelque 25 bénévoles, qui s'affairent jour après jour à assurer le bon roulement des différents services. Il n'y a pas à dire qu'après 30 ans, il faut leur lever notre chapeau.»

L'année 2008 marque ainsi un pas important pour la Maison Revivre qui sera l'hôte, au cours des prochaines semaines, de diverses célébrations. Si la journée du 15 septembre était celle consacrée aux usagers, la soirée du 9 octobre prochain se voudra pour sa part une occasion de remercier divers collaborateurs. Ces derniers seront invités à vivre l'expérience d'une soupe populaire, exactement comme elle se déroule à chaque jour, repas qui sera suivi de la présentation d'un tout nouveau dvd, lequel retrace l'histoire de la Maison Revivre depuis sa création.
Une ressource essentielle
C'est qu'il en est passé du monde à la Maison Revivre depuis toutes ces années. Mis sur pied afin de venir en aide, entre autres, aux ex-détenus de la prison d'Orsainville, l'organisme accueille aujourd'hui une clientèle bien différente. Si on y retrouve toujours des gens aux prises avec l'alcool et la drogue, le phénomène du jeu compulsif apporte aujourd'hui son lot de nouveaux usagers.

«La dernière décennie a été marquée par un grand tournant, de souligner Denis Caron, un bénévole qui siège également au conseil d'administration. Maintenant, il est faux de dire que nous recevons uniquement des itinérants. Notre clientèle est beaucoup plus jeune (en moyenne 30 ans) et se compose autant de sans-abri que d'hommes d'affaires aux prises avec des problèmes de jeu. Ici, tous deviennent égaux et ont le même désir : s'en sortir.»

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