«Un geste sauvage et vicieux»
Louise Lapointe réagit à son expulsion du RMQ
Au lendemain de son expulsion du Renouveau municipal de Québec, la conseillère du district Saint-Sauveur, Louise Lapointe, a qualifié de «sauvage et vicieuse» la décision prise par le nouveau chef par intérim de la formation politique, Alain Loubier.
De mentionner la principale intéressée, c'était une question d'heures avant qu'elle n'annonce à M. Loubier son intention de poursuivre sa route à titre d'indépendante. Elle avait d'ailleurs rendez-vous aujourd'hui avec ce dernier, réunion au cours de laquelle elle souhaitait lui faire part de ses intentions. La rencontre qui n'aura finalement pas lieu, puisque Mme Lapointe, tout comme son collègue Pierre Blouin du district Des Châtels dans l'arrondissement de la Haute-Saint-Charles, a été invitée hier à quitter le navire.
«Beaucoup de choses se sont passées au cours des dernières 24 heures, mentionne-t-elle. Dans un premier temps, j'estime inconcevable d'avoir appris la nouvelle de la bouche même des journalistes. Avec tout ce que j'ai donné à ce parti, je méritais beaucoup plus de respect. D'autre part, je ne digère pas du tout les propos émis par le chef du RMQ lorsqu'il met en doute ma loyauté. J'ai toujours travaillé dans le but de faire progresser les dossiers et rien ne lui permet de laisser entendre le contraire.»
Ce que regrette principalement Mme Lapointe, c'est d'avoir attendu aussi longtemps avant de laisser savoir ses intentions. «Ma décision de quitter le RMQ est prise depuis un bon moment déjà, avoue-t-elle. J'en avais d'ailleurs informé le prédécesseur de M. Loubier, Jean-Marie Matte, et ce dernier m'avait suggéré de laisser passer la tempête. Aujourd'hui, je constate que j'ai eu tort.»
Avec les nombreuses têtes qui tombent au RMQ, il y a lieu de se demander qu'est-ce qui se passe derrière les murs de la formation politique. Un manque de leadership, selon Louise Lapointe.
«Le RMQ ne s'est jamais remis du départ de Jean-Paul L'Allier, d'expliquer cette dernière. Depuis, on ne respecte plus les opinions de personne et il est pratiquement impossible d'être maître de ses idées et de ses valeurs. Personnellement, je n'étais plus heureuse dans ce système.»
Quant à son avenir politique, la conseillère du district Saint-Sauveur et présidente de l'arrondissement de La Cité entend y réfléchir. «Une chose est sûre toutefois, les citoyens de Saint-Sauveur pourront continuer de compter sur moi jusqu'en 2009. Contrairement à ce que certains pensent, ils n'ont pas perdu leur conseillère, ils en ont gagné une à temps plein. Quant à savoir si je me représenterai lors de la prochaine élection, je ne le sais pas. Avant-hier, ma réponse était oui, aujourd'hui, je ne le sais plus.»
Serait-elle tentée se joindre à l'Équipe Labeaume. «Ce que je peux dire pour l'instant, c'est que je resterai indépendante jusqu'en 2009», de conclure la principale intéressée.
Avec les départs de Louise Lapointe et Pierre Blouin, le RMQ ne compte plus que 15 des 38 sièges au conseil municipal.
marina mizejewski
Commentaire mis en ligne le 19 septembre 2008Je viens de visionner la déclaration de Mme Lapointe je suis citoyenne du quartier St Sauveur, et je connais le travail pertinent que ma conseillère fait dans ce quartier ainsi que dans l'ensemble de l'arrondissement. Elle choisit de se présenter comme indépendante et j'estime que ceci est un bon choix dans la mesure où elle continuera à appuyer et travailler pour ce quartier si spécifique dans la ville de Québec . Je tiens à souligner le fait que je m'indigne sur la façon et les propos sous-entendus du chef du RMQ. C'est évident que lorsqu'on regarde uniquement cette façon d'agir face à un membre élu de son parti,, le manque de respect est clair, et finalement le droit de vote en tant que citoyen heureusement c'est nous qui l'exerçons ! La politique municipale est une politique de proximité, la valeur de nos élus est importante, le RMQ en ce qui me concerne vient de faire une erreur dans ses stratégies et aussi dans sa façon de traiter des individus que nous citoyen avons mis en place, De telles manières de procéder relève d'un autoritarisme condamnable en matière politique mais aussi droits humains.