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L’Hôpital Laval participe à une étude pan canadienne sur le cancer du poumon

La détection et le traitement de ce cancer pourrait connaître une révolution

Article mis en ligne le 17 septembre 2008 à 11:31
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L’Hôpital Laval participe à une étude pan canadienne sur le cancer du poumon
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L’Hôpital Laval participe à une étude pan canadienne sur le cancer du poumon
La détection et le traitement de ce cancer pourrait connaître une révolution
L’Institut de recherche Terry Fox et le Partenariat canadien contre le cancer, en collaboration avec l'Hôpital Laval de Québec, lancent une étude nationale de détection du cancer du poumon, intégrant 2 500 fumeurs et ex-fumeurs dans sept villes du Canada.
Cette étude a le potentiel de révolutionner la détection et le traitement du cancer du poumon. Ce cancer demeure la première cause de décès au Canada.

Le programme, purement canadien, commence avec des sites d’études à Vancouver, Calgary, Toronto, Hamilton, Ottawa, la ville de Québec et Halifax. Il utilise une combinaison unique de questionnaires, de tests sanguins et de tests de capacité respiratoire comme première étape pour identifier des personnes à risque de cancer du poumon. Cette étape initiale est facilement accessible et peu coûteuse. Les sujets ayant un risque plus élevé seront ensuite soumis à des méthodes plus coûteuses et plus sensibles comme la tomodensitométrie hélicoïdale (CT-SCAN) et la bronchoscopie.

Cette étude est d’une importance vitale, selon les chercheurs Dr Stephen Lam et Dr Ming Tsao, qui notent que «La détection précoce pour le traitement du cancer du poumon est le moyen le plus prometteur pour réduire la mortalité du cancer du poumon et pourrait aboutir à un taux de survie de cinq ans de plus, de 70 % au lieu de 16 % actuellement* — ce qui correspond à quatre fois le taux de succès sans intervention précoce.»

«Pour nous à l’Hôpital Laval (institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec), il s’agit d’une étude d’une grande importance en lien direct avec notre désignation de centre suprarégional en cancer du poumon. L’Hôpital Laval est d’ailleurs le seul centre au Québec à participer à cette étude et nous sommes donc fiers que notre expertise soit reconnue à la grandeur du Canada », précise Dr Simon Martel, pneumologue.

Cette étude reconnaît le besoin de créer un programme de détection du cancer du poumon et une infrastructure qui soient, au niveau de la durée comme du coût, implantables à l’intérieur du système de santé canadien. Plus précisément, l’étude vise à évaluer des données telles que l’historique familial du cancer du poumon, la présence ou l’absence de maladies pulmonaires chroniques, la taille et le poids, en plus de renseignements sur l’âge et le passé du fumeur, afin de déterminer le risque de cancer du poumon. L’étude analysera ensuite si un simple test respiratoire mesurant la capacité pulmonaire et un test sanguin peuvent améliorer la précision de la prédiction pour ultimement mieux cibler les personnes chez qui les examens plus spécialisés et plus coûteux doivent être effectués.

Le directeur scientifique de l’IRTF, Dr Victor Ling, pense que les participants à cette étude écriront une page d’histoire dans la recherche sur le cancer. «C’est une première mondiale », indique le Dr Ling. «En utilisant des techniques à faible coût pour identifier les individus à risque et en les recommandant pour un examen plus approfondi, nous avons le potentiel d’augmenter significativement à la fois l’efficacité et la portée de la détection du cancer du poumon.»

L’étude s’appuie sur ce qui se fait de mieux actuellement au niveau international en terme d’essais cliniques sur la détection du cancer du poumon, indique Dre Heather Bryant, vice-présidente du

Contrôle du cancer au Partenariat canadien contre le cancer. «Un aspect important de cette étude réside dans le fait qu’elle s’appuie sur d’autres initiatives internationales, ce qui est financièrement avantageux pour l’investissement en recherche. L’étude nous apportera des renseignements importants sur la façon dont nous pourrions éventuellement développer une approche nationale de détection précoce du cancer du poumon » a-t-elle indiqué.

Le cancer du poumon est la première cause de mortalité par cancer au Canada et dans le monde, tuant 20 000 personnes au Canada et 1,2 million dans le monde. C’est plus que les cancers de la prostate, du sein et du côlon combinés. On projette que, en 2020, le cancer du poumon sera la cinquième maladie la plus meurtrière.

Les fumeurs et ex-fumeurs âgés de 50 à 75 ans intéressés à participer sont priés d’appeler le numéro gratuit pour s’inscrire à l’étude au 1-888-505-8374 (TFRI).

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