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«Lucky Labeaume»

Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée

Article mis en ligne le 15 septembre 2008 à 6:10
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«Lucky Labeaume»
Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée
Régis Labeaume me fait quelquefois penser à Lucky Luke, le célèbre personnage de bande dessinée. L’un tire plus vite que son ombre, tandis que l’autre parle souvent plus vite qu’il pense.
Sans nier l’importance du travail colossal de notre maire depuis son élection, force est de constater que l’homme doit absolument prendre le contrôle de lui-même et de ses paroles, comme le démontre une fois de plus l’incident du face à face entre lui et un policier, lors d’un match de football du Rouge et Or.

Que le maire de Québec souligne à un policier que le fait d’être en période de négociations de convention collective ne doit pas l’empêcher de lui retourner son salut est une chose avec laquelle on ne peut qu’être en accord. Que, pour ce faire, le maire utilise un langage cru et direct en est une autre avec laquelle on ne peut qu’être en désaccord. Même s’il nie avoir invectivé le policier concerné, le maire confirme que «je ne lui ai pas dit avec le sourire». Et, il ajoute, parlant de lui-même à la troisième personne, comme le ferait Louis XIV, «si le monde pensait élire un robot, ils se sont trompés. Il a des émotions ce gars-là, mais il n'est pas fou, il n'est pas cave.»

Dans le même langage excessif, il dénonce la demande d’enquête formulée par le syndicat des policiers, en utilisant des propos totalement disproportionnés faisant référence au procès fait aux criminels de guerre nazis. «Qu’ils demandent une enquête, qu’ils me fassent un procès comme à Nuremberg, c’est complètement dingue!», a-t-il déclaré au quotidien Le Soleil tout en accusant les syndicats de mentir dans les négociations. Bref, une simple réprimande justifiée d’un patron envers un employé est devenue, grâce aux propos exagérés du maire, une nouvelle source de confrontation entre les parties.

Au-delà des exagérations verbales du maire, il faut aussi s’inquiéter qu’il songe à nous faire payer la création d’événements majeurs comme le Moulin à images ou des spectacles de grandes vedettes, par l’ajout d’une somme destinée à les financer sur notre facture de restaurant. Concrètement, cette somme serait une taxe municipale déguisée, taxe à laquelle il faut absolument s’opposer. En effet, si le maire pense que la Ville doit payer pour de telles activités, il faut qu’elle le fasse à même son budget, afin que la population en connaisse l’impact sur son compte de taxes. Prétendre réduire les taxes et favoriser le développement de frais connexes est un truc auquel les autres niveaux de gouvernement nous ont habitués et que nous ne devons pas accepter de nous laisser imposer au municipal. Que notre maire, qui se prétend un politicien différent, songe à de tels artifices doit nous inquiéter. Qu’il dise en plus en entrevue au Soleil «qu’il faut agir maintenant, parce qu’en novembre, les gens vont être refroidis» semble relever d’un cynisme politique qu’il a toujours reproché aux autres politiciens.

Enfin, la venue d’Alain Loubier au poste de chef de l’opposition à l’hôtel de ville devrait changer la donne. Articulé et bon communicateur, M. Loubier devrait donner plus de fil à retordre à «Lucky Labeaume» que le faisait «Jean-Marie Matte Dalton».

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Manon Laverdière

Commentaire mis en ligne le 6 octobre 2008
Je découvre le vrai Régis Labeaume

Depuis qu’il est maire, nous avons appris à mieux connaître Régis Labeaume. Par contre, l’homme arrogant et impulsif que l’on découvre aujourd’hui n’est pas celui que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors de la dernière campagne électorale.

Tentait-il seulement de gagner mon vote ou avait-il réellement à cœur le développement de notre ville? Jusqu’à maintenant, je dois avouer ma profonde déception à l’égard de la façon dont Régis Labeaume mène ses dossiers. Beaucoup de coups de gueule envoyés à répétition tant aux employés qu’aux autres politiciens, mais très peu de résultats. C’est peut-être très populaire de jouer à l’homme fort, mais pendant ce temps, la ville ne progresse pas.

J’ai voté pour la fraîcheur de M. Labeaume lors des dernières élections. Par contre, je réalise aujourd’hui que la ville de Québec a besoin d’un vrai leader avec un plan de match, plutôt qu’un maire qui ne souhaite que se montrer sur la place publique.

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