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39 G$ d’infrastructures en 2008

Le secteur de la construction ne serait pas touché par un éventuel ralentissement économique.

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 11 septembre 2008 à 10:23
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39 G$ d’infrastructures en 2008
Le président de l’ACQ, Gilbert Grimard, ainsi que l’économiste de l’association, Luc Bourgoin, ne voient que du positif dans les prochaines années, en matière de construction au Québec. (Photo Luc Fournier, Québec Hebdo)
39 G$ d’infrastructures en 2008
Le secteur de la construction ne serait pas touché par un éventuel ralentissement économique.
L’Association de la construction du Québec (ACQ), en congrès du 11 au 13 septembre au Manoir Richelieu, a annoncé cette semaine que le secteur de la construction, très actif dans le moment, ne serait pas trop affecté par un ralentissement de l’économie québécoise.
On croit même que l’année prochaine ressemblera à cette année, qui était exceptionnelle avec 39 G$ en immobilisations. De ce nombre, plus des deux tiers provenaient du privé, notamment de Rio Tinto Alcan et du Quartier DIX30 dans la région de Montréal. D’autres grands projets retiennent l’attention, comme le complexe hydroélectrique de la Romaine en Basse-Côte-Nord et la modernisation de l’usine Alcoa de Baie-Comeau, un investissement, à lui seul, de 1,2 G$. Seul le secteur de la construction résidentielle est en léger ralentissement. L’objectif est maintenant de rejoindre l’Ontario et de se mettre au niveau des États-Unis.

De façon générale, l’ACQ constate un ralentissement à tous les six à huit ans. Toutefois, cela fait douze ans que le secteur de la construction est en constante croissance et les signes d’un repli ne se font toujours pas sentir. Selon le président de l’ACQ, Gilbert Grimard, la forte demande en construction serait dû au fait que dans les 20 dernières années, on a passablement négligé la rénovation, et ce, autant dans le privé que dans le domaine public.

L’ACQ en a profité pour souligner que le secteur de la construction n’est pas encore trop touché par la crise de main d’œuvre. Une certaine mobilité intersectorielle fait en sorte que les professionnels de la construction deviennent polyvalents de sorte que les besoins sont vite comblés à l’interne. Toutefois, une partie de la main d’œuvre migre vers l’Ontario et l’Alberta. Advenant que cette tendance se perpétue, cela pourrait nuire à long terme au secteur de la construction au Québec.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, prend d’ailleurs part au congrès qui se tient actuellement dans Charlevoix en compagnie de son ministre du travail, David Whissell. M. Charest en profitera pour parler du Plan québécois des infrastructures, qui prévoit un investissement de 30 G$ sur une période de cinq ans et qui permettra de renouveler les infrastructures publiques de la province.

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