Le Renouveau municipal de Québec, un parti à repenser
Tribune libre
Lors des dernières élections municipales à Québec, le Renouveau municipal de Québec (RMQ) faisait élire 24 conseillers sur les 37 que comptait le conseil municipal. S’il était techniquement majoritaire à la salle du conseil, ses idées, elles, sont loin d’être majoritaires. Avec le départ de certains de ses conseillers le RMQ est désormais minoritaire et, avec le redécoupage de la carte électorale municipale et la réduction du nombre de conseillers, le tout n’augure rien de bon pour lui pour l’élection de 2009. Le parti a du pain sur la planche pour remonter la côte qui n’a rien d’une pente douce.
Premièrement, il aurait avantage à rayer de son programme quelques idées qui n’allument pas vraiment les gens de Québec. Comme celle de doter Québec d’un tramway. Projet potentiellement trop coûteux en infrastructures. Deuxièmement, le fonctionnement de ce parti est calqué sur celui du Parti québécois. Une lourdeur bureaucratique un peu inutile dans l’univers municipal. Et troisièmement, le parti peut-il survivre au départ de son premier chef un certain Jean-Paul L’Allier? Quatre personnes lui ont succédé à la tête du parti depuis son départ; Claude Larose aussi électrisant qu’un Stéphane Dion, Ann Bourget aussi à gauche qu’un Jack Layton, Jean-Marie Matte aussi gentil que l’ami Michel et finalement Alain Loubier. De ce dernier on peut dire que c’est un habile orateur et qui est capable de tenir tête à notre petit Napoléon de maire. Mais sans doute pas suffisant pour le déloger de la mairie. C’est je crois à l’extérieur du parti que le RMQ doit recruter son candidat à la mairie pour 2009. Et de grâce pas un ancien ministre péquiste !
André Houle, arrondissement de Beauport