Pour l'instant, l'emplacement du futur jardin collectif de la Tomate joyeuse est loin de faire l'unanimité.
Oui à un jardin collectif mais ailleurs…
Des résidants craignent la diminution de la valeur de leur maison
Un groupe de citoyens des rues avoisinantes le terrain appartenant à Hydro-Québec à l'intersection des rues des Platanes et des Tours a fait une présence remarquée à la dernière séance du conseil d'arrondissement de Charlesbourg. Ces résidants voulaient dire haut et fort aux élus charlesbourgeois qu'ils ne voulaient pas que les responsables du jardin collectif de la Tomate joyeuse implantent une telle infrastructure à cet endroit.
Les gens en avaient contre la décision de l'arrondissement d'octroyer cette portion de terrain appartenant à Hydro-Québec au groupe de responsables de la Tomate joyeuse pour qu'ils y installent un jardin collectif. Selon la plupart d'entre eux, il y aurait certes eu plein d'autres endroits sur le territoire où permettre à ce groupe de jardiner d'autant plus qu'ils n'avaient pas été consultés au préalable quant à la faisabilité du projet.
Plusieurs de ces citoyens n'en avaient pas contre le projet en tant que tel mais bien de l'endroit où il était prévu de le localiser. Ils ont souhaité à plusieurs reprises que l'arrondissement change d'idée quant à son emplacement. Certains d'entre eux ont même suggéré qu'ils déménagent le jardin plus à l'ouest devant les blocs appartements situés près du boulevard Henri-Bourassa (ex-boulevard du Jardin).
Ils ont fait part aux membres du conseil d'arrondissement de leurs craintes de voir l'augmentation de l'achalandage dans les rues du secteur. Ils avaient aussi peur que leurs rues servent de stationnement des véhicules dont les propriétaires travailleraient continuellement au jardin. Ils ont même dit que leurs maisons diminueraient de valeur si un tel jardin était érigé à cet endroit.
Ils ont dit qu'ils ne savaient pas quel genre de clientèle fréquenterait le futur jardin et que le paysage serait enlaidi par la présence de cabanons pour ramasser les outils nécessaires à la bonne marche du jardin. Ils ont également mentionné aux élus qu'ils avaient mesuré le jardin et que sa superficie était bien plus grande que ce qu'on leur avait dit lors de la rencontre d'information qui a été organisée par les responsables de la Tomate joyeuse.
Devant toutes ces protestations, les conseillers de l'arrondissement de Charlesbourg ont convenu d'analyser la situation et d'examiner s'il serait possible de déménager ledit jardin ailleurs sur le territoire. Mais ces derniers ont aussi affirmé que ce terrain ne leur appartenait pas et qu'Hydro-Québec avait accepté de le céder par le biais d'un protocole d'entente conclu avec l'arrondissement.
Incompréhension
L'une des responsables de la Tomate joyeuse, Martine Allard, ne comprenait pas la peur de leur éventuelle venue éprouvée par les résidants du secteur d'autant plus que le terrain projeté respectait la réglementation en vigueur et qu'il leur avait été fourni par l'arrondissement de Charlesbourg.
«Lors de la séance d'information, on a bien senti que notre présence n'était pas la bienvenue, a mentionné Martine Allard. Les gens rencontrés sont convaincus que leur rue deviendra un stationnement des usagers du jardin, ce qui est loin d'être le cas. Il est assuré que nous utiliserons le stationnement du parc Chabot quand nous viendrons y travailler. Il est vrai que nous utiliserons un abri pour nos outils mais on en se voit pas les traîner à chaque fois que nous y travaillerons.»
Concernant la peur des résidants que les abords du jardin soient laissés à l'abandon, la responsable a insisté pour dire qu'un plan d'aménagement avait été pensé et que l'endroit serait beau à regarder. On y plantera notamment des arbustes décoratifs et des arbres fruitiers. La responsable que l'espace occupé par le jardin collectif sera propre et de bon goût.