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Projet-pilote pour réanimer le lac Saint-Augustin

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 29 août 2008 à 16:39
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Projet-pilote pour réanimer le lac Saint-Augustin
Des spécialiste expérimenteront deux techniques au lac Saint-Augustin.
Projet-pilote pour réanimer le lac Saint-Augustin
Au cours des prochains mois, des spécialistes expérimenteront deux techniques pour diminuer la concentration en phosphore dans le lac Saint-Augustin, élément nutritif pour les algues bleues. Leur objectif : réanimer le cours d’eau. Comme l’avait laissé entendre L’APPEL en juin dernier, le ministère de l’Environnement appuiera financièrement ce projet-pilote.
Parmi les quinze projets soumis, les membres du comité d’évaluation en ont retenu quatre, lesquels se partageront l’enveloppe de 360 000$. Celui du lac Saint-Augustin, dispose entre autres d’une contribution gouvernementale de 100 000$, montant identique déplié par l’agglomération.

Flanquée de différents partenaires, la Ville de Québec évaluera bientôt l’efficacité et la faisabilité des deux techniques ciblées. Déjà sur le terrain, une équipe de l’Université Laval donnera aussi un coup de main dans ce dossier.

Dans les deux cas, des spécialistes précipiteront d’abord le phosphore par floculation (flocons). La première technique consiste ensuite à recouvrir les sédiments, la deuxième, à les pomper.

«C’est une bonne nouvelle, d’ailleurs René Gélinas, le fonctionnaire responsable à la Ville de Québec, siège au Conseil de bassin, explique le maire Marcel Corriveau. Nous sommes bien contents, en espérant que ça donne des résultats. Enfin, on a l’impression qu’il se passe quelque chose.»

«Une des caractéristiques du lac Saint-Augustin, c’est qu’il y a au fond une quantité phénoménale de phosphore qui provient de différentes sources, indique le directeur de la division qualité du milieu à la Ville de Québec, René Gélinas. Dans certaines conditions, il revient dans la colonne d’eau. Il devient alors un nutriment pour les cyanobactéries. L’ennemi à combattre est donc ce phosphore.»

Si les résultats s’avèrent concluants, d’autres municipalités de la province pourraient emboîter le pas. Selon M. Gélinas, il faudra cependant patienter jusqu’à l’hiver 2010 pour connaître les conclusions du projet-pilote.
Autres solutions
Bien entendu, d’autres solutions existent pour contribuer à améliorer la qualité de l’eau du lac. Mentionnons le projet d’aménagement d’un réseau d’aqueduc du côté nord, au coût de 5 M$.
Si tout va bien dans ce dossier, les travaux pourraient débuter en 2009. La Ville attend cependant une confirmation du Fonds sur l’infrastructure municipale rurale (FIMR).

«Aussitôt qu’on aura notre réponse du gouvernement on va aller de l’avant, mentionne M. Corriveau. Les citoyens sont prêts à payer puisqu’il y aura une taxe de secteur.»

L’aménagement de bassins en bordure de l’autoroute 40 viendrait aussi donner un coup de pouce. L’idée consiste à retenir les matières polluantes pour éviter de les voir aboutir dans le lac. Une certaine quantité d’abrasif se retrouve dans le cours d’eau chaque année en raison de l’entretien hivernal de la voie de circulation.

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