Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Économie
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Biotanika vise les États-Unis

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
Voir tous les articles de Jean-Pascal Lavoie
Article mis en ligne le 27 août 2008 à 9:55
Soyez le premier à commenter cet article
Biotanika vise les États-Unis
Le député de Louis-Hébert, Luc Harvey, a procédé à l'annonce du prêt de DEC en présence de Benoît Côte, président et chef de la direction de Biotanika Santé inc.
Biotanika vise les États-Unis
L'entreprise Biotanika vient de compléter le financement de son plan de commercialisation de ses produits au Canada et aux États-Unis. C'est une contribution de 200 000 $ de Développement économique Canada (DEC) qui permettra à l'entreprise de Québec de développer son réseau de distribution en Amérique du Nord.
Fondée en 2006, Biotanika se spécialise dans la fabrication de produits naturels de gestion de la douleur testés cliniquement. «Ce qui est offert présentement sur le marché est soit des produits qui ne font que masquer la douleur, comme Tylenol ou Motrin, soit des anti-inflammatoires et leurs effets secondaires. Nos produits s'attaquent directement à la source de la douleur, que ce soit le cartilage ou les muscles», explique Benoît Côte, président et chef de la direction de Biotanika.

Ces produits peuvent remplacer les médicaments d'ordonnance et visent à améliorer la qualité de vie, affirme Biotanika. «De plus, nos produits sont testés cliniquement pour en assurer la sécurité», ajoute M. Côte.

Le prêt de 200 000 $ de DEC vient conclure un investissement total de 787 250 $ pour la commercialisation des produits de Biotanika au Canada et aux États-Unis. Quatre nouveaux employés viendront se joindre aux quatorze que compte déjà Biotanika.

«Nous sommes très satisfaits de cette aide, car il y a beaucoup d'investissements en recherche et développement, mais trop peu pour la commercialisation, ce qui est tout aussi important pour les entreprises», conclut M. Côte.
Une intervention sur fond de controverse
Le prêt octroyé à Biotanika directement par Développement économique Canada illustre la nouvelle orientation donnée aux interventions de l'organisme fédéral dans l'aide au développement économique des régions. Le ministre responsable de DEC, Jean-Pierre Blackburn, a annoncé le printemps dernier que son organisme coupait ses subventions aux organismes à but non lucratif à vocation économique tels que PÔLE Québec-Chaudière-Appalaches pour la diriger sans autre intermédiaire aux entreprises.
«Il ne faut plus utiliser l'argent pour payer pour les frais d'opération de ces OBNL, mais plutôt pour aider directement les entrepreneurs. C'est une décision qui est d'ailleurs saluée dans le milieu», assure Luc Harvey, député conservateur de Louis-Hébert.

Pourtant, Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, a maintes fois dénoncé cette décision du ministre fédéral. «M. Blackburn est en train d'affaiblir le développement économique du Québec. En agissant ainsi, il déstructure la façon de faire du Québec en matière de développement économique. Ces organismes sont des rassembleurs, des créateurs de réseaux, qui renforcent par leur action l'économie du Québec», réagissait-il en juin dernier en compagnie du maire de Québec, Régis Labeaume, du président de la Chambre de commerce de Québec, Christian Goulet, et du P.D.G. de PÔLE à l'époque, Paul-Arthur Huot.

«Si Raymond Bachand veut continuer à financer ces OBNL, il dispose de 250 M$ en transferts fiscaux du fédéral pour le faire. Il a toute la latitude pour le faire», rétorque Luc Harvey.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Croyez-vous que l'amélioration des conditions de travail à la Ville de Québec peut se faire sans hausse de taxes foncières ni coupure de services?
  • Oui
  • Non