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Les jeunes ont besoin d'une oreille attentive pour les soulager de leurs angoisses

Article mis en ligne le 2 septembre 2008 à 10:30
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Les jeunes ont besoin d'une oreille attentive pour les soulager de leurs angoisses
«Qui a eu cette idée folle, un jour, d'inventer l'école? C'est ce sacré Charlemagne...» On connaît tous la chanson, mais à la veille de la rentrée scolaire bien des parents s'en font chanter d'autres, du type «je suis malade» ou «j'ai mal au ventre». Cela cache bien souvent une angoisse que certains enfants, jeunes et plus âgés, ont du mal à gérer et qui n'est pas seulement le fait de la nouveauté.
Souvent, plus que d'y voir une opportunité d'apprendre, de grandir, de se faire de nouveaux amis, les jeunes d'ici voient l'école d'un mauvais œil. C'est pourquoi les intervenants professionnels de Jeunesse, J'écoute répondre, dès le mois de juillet, à ces jeunes Québécois qui vivent des moments d'angoisse à l'approche du retour en classe et qui ont du mal à en parler à leur entourage. Ils sont là pour leur offrir une oreille attentive et de l'aide.

Qu'ils rentrent à l'école pour la première fois ou qu'ils soient des habitués, bon nombre de jeunes au Québec ne s'y font pas. Pour eux, l'école fait peur et l'école ennuie. Comment les adultes pourraient les blâmer d'être angoissés face au travail et à l'environnement scolaires, alors que le blues du dimanche soir continue de miner une grande proportion des travailleurs Québécois!

«Dès la fin du mois de juillet nous recevons des appels et nous répondons à des questions en ligne à propos de la rentrée scolaire, particulièrement au sujet de la rentrée au secondaire. Les jeunes qui quittent l'école primaire redoutent le secondaire car ils ont des idées préconçues sur les gangs, la drogue et la charge de travail. Ils se sentent souvent déracinés face au fait de se séparer de leurs amis, de changer de quartier et de professeurs», raconte Alexandre, intervenant chez Jeunesse, J'écoute.

De quels types de problèmes les intervenants de Jeunesse, J'écoute entendent-ils parler?
L'école fait peur
De nombreux élèves considèrent le milieu scolaire comme un endroit de compétition où ils sont quotidiennement évalués par les professeurs et jugés par leurs camarades de classe. Et bien souvent, la pression qu'ils ressentent pour obtenir de bons résultats est vécue davantage comme un fardeau au lieu d'être simplement ressentie comme une motivation.
L'école est également un lieu de rencontres où les amitiés et les rivalités se créent et où les rapports de force s'installent. La crainte de ne pas se faire d'amis, d'être isolé pour tout un tas de raisons telles que la différence de valeurs, de religions, de situations financières, de personnalités, la différence physique, mais aussi les problèmes face à l'autorité ou à la concentration sont autant de facteurs d'isolement, de moqueries et même d'intimidation de la part des autres élèves. En conclusion, c'est un endroit où chacun tente de faire sa place, souvent en jouant des coudes.

«Aller à l'école, pour certains c'est aussi retomber dans le calvaire quotidien de l'intimidation ou des échecs scolaires. Lorsque ces élèves nous appellent ils sont déjà démoralisés et stressés avant même d'avoir été à leur première journée d'école! Ils ont une image très négative de l'école et notre travail consiste à leur fournir des pistes de solutions pour les aider à changer leur situation et ainsi à débuter l'année sur de nouvelles bases», explique Andrée-Anne, intervenante chez Jeunesse, J'écoute.
L'école ennuie
Alors qu'ils sont déjà confrontés à des changements physiques et émotionnels importants en grandissant, les jeunes doivent se construire intellectuellement à l'école dans le but de pouvoir obtenir un emploi. À l'âge de l'insouciance, c'est un poids important sur leurs frêles épaules et beaucoup ont du mal à comprendre comment l'école et ce qu'elle implique - des matières théoriques qui ne correspondent pas aux intérêts individuels et dont certains voient mal l'application concrète, des règles contraignantes et une vie sociale imposée - peut les aider maintenant ou plus tard. Pour ces raisons, de nombreux élèves montrent une perte d'intérêt pour l'école et abandonnent, car ils n'y trouvent pas leur compte.
Pour les parents, il est souvent difficile de lire entre les lignes et de comprendre les angoisses ou difficultés que peuvent vivre leurs enfants à l'école, car bien souvent les enfants n'en parlent pas par honte ou par peur d'être jugés. C'est pour cette raison que les intervenants professionnels de Jeunesse, J'écoute sont là. Tous les ans, parmi le large éventail de sujets abordés par les jeunes lors d'appels et dans leurs messages Internet auprès de Jeunesse, J'écoute, le retour à l'école et les problèmes qui y sont liés tiennent une place importante, surtout au cours des mois de juillet, d'août et de septembre.
À propos de Jeunesse, J'écoute
Jeunesse, J'écoute est le seul service pancanadien de consultation, d'information et d'orientation accessible 24 heures sur 24, 365 jours par année, par téléphone et par Internet. Ce service offert aux jeunes est gratuit, bilingue et anonyme. Tous les jours, les intervenants professionnels de Jeunesse, J'écoute offrent, de façon immédiate et attentive, du soutien à des jeunes provenant des quatre coins du pays.
Les jeunes communiquent avec nous à propos de tous les sujets imaginables, que ce soit les problèmes à l'école, dans les relations amoureuses ou avec la famille, l'intimidation et la cyberintimidation, la dépendance ou la violence. En 2007, Jeunesse, J'écoute est venue en aide plus de 2 millions de fois à des jeunes en difficulté de quelque 3 000 collectivités canadiennes au moyen de ses services téléphonique et en ligne.

* (Source : Jeunesse, J'écoute)

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